Wearing the dead
Structure
La TôlerieHoraires
19hTarif
gratuit
Intervenant.e.s
Darius Dolatyari Dolatdoust
En lien avec
l’exposition From Rasht to Téhéran
Sites internet
Visuel : Darius Dolatyari Dolatdoust
Wearing the dead
Wearing the dead, « Porter les morts », est une performance dans laquelle à la fois le costume et le corps portent l’héritage. Le costume produit sa propre danse du fait de ses particularités. Dans cette performance, le costume est un voyage, un pont entre une culture dont j’ai hérité et dont je fantasme : l’Iran. Les costumes s’inspirent de l’exposition iranienne du Louvre et tante de donner corps au fantomes qui les habitent. J’ai créé ces costumes comme une seconde peau à porter par différentes physiqualités et ainsi tenter de comprendre comment nous construisons notre identité : inspiré par le passé mais toujours présent dans notre vie présente, l’idée et de créé ce dialogue impossible, activant la chorégraphie de la mémoire. Porter ces costumes est une façon pour moi de faire partie d’une Histoire commune, de réincarner une mémoire vivante qui n’est pas la mienne mais qui est toujours en moi. Le costume déclenche le mouvement. Par sa nature, sa conception, le costume lui-même est créateur de mouvement. La dramaturgie se construit dans un rituel : Se déshabiller, s’habiller et revêtir les costumes, incarner des histoires/Histoires à travers une chorégraphie, c’est un voyage, une trans qui me permet de me reconnecter avec mes origines iraniennes.
Darius Dolatyari-Dolatdoust (France / Iran / Allemagne / Pologne) est un artiste plasticien, performeur, chorégraphe et designer. Son approche tourne autour de la fabrication de costumes, qu’il considère comme un espace de transformation et d’hybridation, en ce sens qu’ils modifient notre rapport au corps, à la danse et au langage. Le vêtement devient alors un moyen de questionner son identité, que ce soit en rappelant ses origines iraniennes, en réalisant des costumes inspirés des oeuvres perses du Louvre, ou en déconstruisant notre rapport de pouvoir envers d’autres espèces, en imaginant des créatures hybrides à la frontière des humains et des animaux.
Il a présenté ses performances et oeuvres plastiques dans des galeries et institutions telles que la Fondation Fiminco (Paris), la Galerie Suzanne Tarasieve (Paris), Wiels – Centre d’Art Contemporain (Bruxelles), le Stedelijk Museum (Amsterdam), le Mudam Luxembourg – Musée d’Art Moderne (Luxembourg), le Momu – Musée de la Mode d’Anvers, la Villa Noailles (Hyères), le 19M (Paris). Il a été résident à la Villa Kujoyama en 2025.