Peaux cibles
Claudie Lenzi
Structure
Galerie le 116artau 24.10.2026
Vernissage
18.09.2026, 17hHoraires
du jeudi au samedi de 15h à 19h, le 1er dimanche du mois de 15h à 18hTarifs
gratuitSites internet
visuel : Claudie Lenzi
Exposition en Résonance avec la 18e Biennale de Lyon – Art contemporain
Peaux cibles
Claudie Lenzi
Une exposition qui renouvelle la nature morte grâce aux articulations d’une langue vivante et de l’art contemporain.
Claudie Lenzi choisit de décliner pour la galerie 116art une forme
naturelle, ambivalente, celle de la tomate, dont la délicatesse éphémère concentre la fragilité organique de notre peau. Rouge pour les yeux, rouge comme la bouche, la tomate
est essentiellement constituée d’eau, comme le corps humain. Sanguine et charnue, protégée par une peau fine et fragile la tomate représente un modèle réduit de notre épiderme vivant.
Peaux cibles est une installation, qui par un jeu de reflets, de mots et d’objets, dénonce, non sans une certaine ironie, les dégradations naturelles et les agressions criminelles qui touchent notre peau.
La poésie visuelle, minutieusement jardinée par Claudie Lenzi joue avec la tomate et ses
images et aussi avec les défis environnementaux qui préoccupent l’artiste. La langue des oiseaux qu’elle utilise n’est plus seulement gourmande, elle réfléchit la tomate et évoque
pour l’artiste plasticienne la salive indispensable à l’alimentation et aussi à la parole, à la formation des mots dans la bouche.
Les peaux cibles plantent des métaphores épidermiques, des séquences déshydratées pour témoigner de la nature opprimée et des êtres concassés dans ce monde qui ne tourne plus rond.
Pomme d’or ou d’amour, disait-on autrefois. La tomate arrive en France au XVIIe siècle mais ne rentre à l’Académie Française qu’en 1835, dans le dictionnaire. À la suite de Jean Genet et de Serge Pey, Claudie Lenzi accomplit le tour de la tomate en explorant quelques sens inédits. Ce légume appétissant, un fruit en vérité, ponctue de façon écarlate une exposition dans laquelle moulages, irrigation et déshydratation in vivo, sont plantés là pour une récolte de calembours visuels et de rébus sculptés minutieusement jardinés par Claudie Lenzi.