Se découvrir du corps...
exposition collective
Structure
Galerie Le RéverbèreLieu
LUX Scène Nationale de Valence36 bd du Général de Gaulle
26000 Valence
au 25.04.2026
Vernissage
10.03.2026, 18h30Commissariat
Catherine Dérioz et Jacques Damez, galerie Le Réverbère
Horaires
lundi de 14h à 17hmardi, jeudi et vendredi de 14h à 19h30
mercredi de 14h à 19h
samedi de 16h à 19h30
Tarifs
GratuitSites internet
Visuel : Géraldine Lay, Chêne-Pointu, Clichy-sous-Bois, 2024
Se découvrir du corps...
exposition collective
« Le corps reste un interdit, il nous renvoie inexorablement à notre fragilité et à nos pulsions les plus obscures. Les représentations du corps, dans tous ses états, sont intimement liées au temps qui s’efface par lui-même, à la mort qui rode. Ce sujet reste lié à l’impossibilité de se séparer de notre enveloppe, c’est une douleur, la douleur perpétuelle d’accéder à une pensée libre indépendante de ce qui la plombe et l’enchâsse. C’est l’interdit d’une vérité qui ne peut se découvrir, on ne se découvre pas du corps !
Comment aujourd’hui prendre à bras le corps la respiration, l’identité du corps ? Cette exposition propose d’en expérimenter les états, les formes qui contiennent et dessinent les espaces sensibles des auteurs. Il est enveloppé par la peau qui le couture, celle-ci s’adapte au volume intérieur des organes, elle adhère à la chair dont elle enregistre les pulsions : elle ressent les surfaces qu’elle touche. Cette enveloppe nous définit, elle caractérise notre présence au monde en une image mouvante. Les photographes pour donner leur perception de ces corps abstraits doivent les écorcher avec les yeux, passer sous la peau des apparences pour accéder à la présence qu’ils cherchent.
Ce regard porté, chargé de l’incertitude des sens, ouvre les perceptions qui nourrissent l’imagination et la production artistique.
Ce regard fasciné nous permet de nous frotter à la chose, pour espérer un contact avec l’image absolue, là où la chose devient image.
Aujourd’hui, une confusion permanente est en cours entre image et imagerie, l’imagerie est du côté de l’illustration, un commentaire factuel, un selfie. Une photographie n’est pas une référence à une figure, c’est une figure sans référence, l’ouverture à un monde absent qui se forme, la création du réel de l’auteur.
Dans cette exposition, les photographies des sept artistes invités construisent une vision kaléidoscopique du corps qui tisse de multiples dialogues. Corps (méta)physique, handicapé, bodybuildé, mystique, magnifié, sensuel…
Nous sommes au cœur d’un engagement plastique et politique dans une période où l’autocensure et le puritanisme bienséant évacuent les sujets qui dérangent. » — Jacques Damez
Photographies de Arièle Bonzon, Jacques Damez, André Forestier, Lionel Fourneaux, Géraldine Lay, Philippe Pétremant, Yves Rozet