Les Partitions intermédiaires
Didier Rittener
Structure
L'Assaut de la menuiserieau 04.07.2026
Vernissage
21.04.2026, 18hCommissariat
Vincent Gobber et Anne Favier
Horaires
mercredi, jeudi, vendredi de 14h à 19hsamedi de 14h à 18h
Tarifs
GratuitSites internet
Visuel : Didier Rittener, « LdD - 757 », crayon gris sur papier calque, 29,7 x 21 cm, 2025. D’après une photographie d’une baguette de pain de chez Migros.
Les Partitions intermédiaires
Didier Rittener
L’exposition « Les Partitions intermédiaires » de Didier Rittener s’inscrit dans une réflexion collective sur les enjeux contemporains du dessin avec la programmation nationale du Printemps du dessin 2026 ; le colloque international « Les données du dessin – transfert, transposition, transcription ».
En lien avec l’exposition « Les données du dessin » à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne (Ensase), les œuvres de Didier Rittener dialoguent sur deux sites avec celles de Nicolas Aiello, Fabienne Ballandras, Leïla Brett, Rémy Jacquier, Violaine Lochu, Marianne Mispelaëre.
Didier Rittener vit et travaille à Lausanne. Lauréat de plusieurs distinctions, il a reçu le Prix Manor, le Prix fédéral d’art suisse, le Prix Drawing Now. Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles d’ampleur, au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, à la Neue Kunst Halle de Saint-Gall, au Crédac d’Ivry-sur-Seine et au MAMCO de Genève.
Didier Rittener s’intéresse à la mémoire, collective ou intime des images, les transposant par différents moyens de reproduction sur des supports variés. Il puise son inspiration dans l’histoire de l’art, la littérature ou la pop culture mais aussi dans ses propres photographies. Ce qu’il manifeste dans sa série de dessins sur papier calque, intitulée Libre de droits, où les strates du temps et des récits qu’il collecte et relève depuis 2001 se superposent et se répondent.
Avec le dessin mural inédit « Des outils mal fichus », imaginé pour L’Assaut de la menuiserie, conçu comme une œuvre collective et éphémère, Didier Rittener poursuit ses thèmes de prédilection, la disparition, l’identité, la mémoire. L’artiste y intègre des outils d’artisans, extraits de l’histoire de l’art du XVIe au XXe siècles. Transposés en dessin sur le mur blanc de l’espace d’exposition, ces éléments deviennent support d’une réflexion sur les gestes du travail ; la mémoire des outils ; ou encore la valeur de l’acte artistique.
Lors du prélèvement des images d’outils en cours d’utilisation, l’artiste préserve les angles de vue originaux, engendre des décalages de perspectives, de proportions, d’ombres et de lumières. Autant d’indices qui révèlent une diversité des sources et un travail de déplacement et de réécriture, tout en soulignant, par l’absence, les postures des corps et les gestes du travail.