Ghosted by...
Structure
monopôleLieu
Théâtre de l'Élysée14 rue Basse-Combalot
69007 Lyon
au 20.11.2026
Tarif
exposition en visite libre, performance (prix variables, billetterie en ligne)
Sites internet
visuel : Romain Guillo
Événement en Résonance avec la 18e Biennale de Lyon – Art contemporainvisuel
Ghosted by...
On travaille tard, vous aussi ? Toute la semaine, l’exposition collective Ghosted by…* ouvre ses portes de 18h à 22h et laisse place chaque soir aux corps et aux voix avec une programmation de lectures, de performances, de discussions, et de live. Venez voir ce qui se trame derrière le travail de l’art et ce qu’il mobilise au-delà de la production : du temps, des affects, des relations, de la disponibilité et beaucoup de soi. — et restez un peu.
*Ghosted by… est un temps de rencontre et une exposition collective composée d’artistes-auteur.ices-designer.euses- plasticien.nes-musicien.nes-performeur.euses et chercheur.euses sous la curation d’Iris Munos en résonance de la Biennale d’art contemporain de Lyon et soutenue par le Théâtre de l’Elysée et monopôle artist-run space.
Ghosted by… explore la transformation des affects en force productive dans le capitalisme contemporain au travers de codes et de formes d’attachements qui relèvent traditionnellement de registres associés à la romance.
L’exposition considère que nos attachements ne relèvent jamais seulement de l’intime mais sont aussi des constructions politiques faites de promesses auxquelles nous continuons de croire alors même qu’elles participent parfois à notre épuisement aux travers des rituels quasi amoureux. Et, dans le monde de l’art, ces valeurs deviennent les conditions mêmes de la pratique en nourrissant autant les formes de coopération que les mécanismes d’auto-exploitation.
L’introduction du terme « travail » dans le champ des pratiques artistiques contemporaines répond à un enjeu politique, nourri par les héritages croisés du marxisme et du féminisme. À partir de la fin des années 1960, il accompagne l’affirmation d’une partie du milieu de l’art qui revendique le statut de travailleur·euses. En devenant à la fois support et matière du processus créatif, ce concept participe à déplacer les conditions mêmes de la création, en en révélant sa dimension réflexive.
Car ce n’est pas tant le travail qui s’est romantisé mais le capitalisme qui a compris que le désir produisait mieux que la discipline. Entre love bombing institutionnel, ghosting, poly-appels à projets, AG hebdomadaire, résidences temporaires, burn-out associatif ou travail dominical –la grammaire du travail et de l’intimité finissent par partager les mêmes affects et frôlent l’assimilation à la vie elle-même.
À quoi tenons-nous lorsque nous travaillons l’art ? Que vaut une idée avant même d’exister ? Comment une pratique produit-elle de la valeur avant même de produire un résultat ? Peut-on prendre un congé de sa pratique ? A quoi pourrait ressembler une relation saine avec son travail ?
Le temps de quatre soirées, nous vous invitons à découvrir des pièces, des performances, des lectures et lives au Théâtre de l’Élysée.