Écouter leurs images
exposition collective
au 13.05.2026
Vernissage
05.05.2026, 18hCommissariat
une exposition proposée par Zoé Genestier, Valentine Jayer, Guillaume Janot, Leila Lefeuvre, Antoine Mccall, Negar Maleki, Tristan Mermoud, Anastasiya Pauliuchuk, Clément Reitz, Vincent Romagny, Salimata Traore Gnabelé et Anton Triau
Horaires
du mercredi au samedi de 14h à 18h, hors jours fériésTarifs
GratuitSites internet
Écouter leurs images
exposition collective
En novembre 1982 ouvrait au Musée des enfants du Musée d’art moderne de la ville de Paris une exposition initiée par le photographe algérien Djamel Farès et qui visait, plutôt qu’à « donner la parole » à des enfants d’un quartier de Créteil, à « écouter leurs images ».
Il s’agissait alors de faire place, dans le temple de la légitimité républicaine, le musée, à celleux que le sociologue Abdelmalek Sayed appelait alors les « enfants illégitimes ». Sur une idée originale de la scénographe Mariela Provenzali, l’exposition a consisté à rejouer, dans le musée, les différents espaces qu’ils parcouraient : une rue, un appartement, un théâtre et une bibliothèque. Ces différentes salles ont accueilli les calligraphies, peintures et sculptures réalisées par des enfants avec les animateurs, bibliothécaires, institutrices, professeurs d’arabe, ou avec des artistes, dont le calligraphe Hassan Massoudy et le sculpteur Hamid Lafer, ainsi que les photographies prises avec les appareils que Farès leur avait confiés.
Des pièces réalisées par des adultes, ainsi une robe berbère de grand format proposée par les membres d’une association de couturières allophones et les photographies de Gyula Zaránd et de Djamel Farès, y étaient également présentées. Les productions n’étaient pas différenciées selon des critères d’âge ou de compétence. Loin d’exposer les pièces des enfants dans un espace séparé, le Musée des enfants opérait une déhiérarchisation des compétences et des légitimités comme rarement une institution artistique l’avait alors fait. L’exposition a ensuite été oubliée, à l’instar de l’institution atypique qui l’avait accueillie et rendue possible,
Djamel Farès a eu la gentillesse de nous confier ses archives, Laurence Le Goistre, alors animatrice, de nous en prêter d’autres. À notre tour, nous les avons écouté·es, ainsi que Mariela Provenzali, la scénographe, et Catherine Huber, la conservatrice du Musée des enfants. (…)