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Devenir Roches
Haute-Loire
Exposition

Devenir Roches

exposition collective

Du 21.03.2026
au 19.04.2026

Vernissage

20.03.2026, 18h

Commissariat

Frédéric Mathevet

Horaires

vendredi, samedi et dimanche de 15h à 18h

Tarifs

Gratuit

Sites internet

www.aponia.fr

Exposition

Devenir Roches

exposition collective

« Nous vivons avec des cailloux sans vraiment les considérer, sans même les comprendre, tant il est difficile, à notre échelle « humaine », de percevoir des partenariats sensibles avec la roche et de nous envisager dans le cycle du minéral. Ce projet Arts & Sciences, soutenu par la Fondation de l’Université Jean Monnet Saint-Étienne, rassemble des artistes autour du géologue Damien Guillaume afin de porter une attention autre à la matière lithique qui nous entoure. Ensemble, ils cherchent à croiser géologie, arts et poésie pour ne plus considérer les roches comme des ressources disponibles et sans intention, et pour déplacer un regard encore largement extractiviste porté sur nos sous-sols.

Pour l’exposition à APONIA, les roches — issues des crassiers, de Haute-Loire, de Jerusalem ou des îles de Kerguelen, — seront transformées par des cuissons, tandis que les analyses minéralogiques seront détournées afin de rendre audibles nos conversations… avec les roches. Il s’agit de penser une intimité géologique, une forme de réciprocité minérale, en interrogeant notre devenir roches et nos devenirs communs.

Car si les roches peuvent sembler inertes, nous sommes toutes et tous liés au minéral sans vraiment le percevoir. La géosphère et la biosphère sont intimement connectées, et nous faisons pleinement partie du cycle du minéral. Comme le formule le philosophe Olivier Remaud dans Quand les montagnes dansent : « Comment pourrions-nous devenir géosolidaires ? »

À cette question, le projet tente de répondre par les moyens de l’art, en rendant sensible l’érosion à travers les corps, en donnant à lire nos relations aux roches sous nos pieds et en révélant les gestes portés envers les pierres déplacées, répertoriées et classées dans les lithothèques. Il ne s’agit plus de penser le minéral comme une matière inerte et exploitable, mais comme une source active, fluide et relationnelle, à relier au vivant. Imaginer une dimension charnelle du monde, c’est aussi reconnaître que nous sommes constitués de minéraux, de matière lithique — parce que, fondamentalement, nous vivons avec une montagne. » — Frédéric Mathevet

Devenir Roches