Thea Djordjadze, Se souvenir et témoigner

Structure : Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

du 5 février au 15 mai 2022

Vernissage : le 4 février 2022

Commissaire d’exposition : Aurélie Voltz, Directrice du MAMC+

Entrée payante : tarif plein : 6,5€ / tarif réduit : 5€ / gratuité moins de 26 ans

Horaires : tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermetures exceptionnelles : 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre

Site internet du MAMC

Pour cette première exposition personnelle en France, Thea Djordjadze propose d’assembler plus d’une soixantaine d’œuvres réalisées depuis 1993 avec lesquelles elle livre une expérience intuitive au sein du bâtiment du Musée.

Le travail de l’artiste Thea Djordjadze se déploie depuis plus de vingt ans au gré de sculptures et de leur installation, dans un rapport sensible à l’espace et l’architecture du lieu qui les reçoit. De plâtre, de mousse, de textile, de bois ou de verre, des objets trouvés, modifiés, augmentés côtoient des dispositifs de présentation — grilles, vitrines, étagères — ayant perdu leur fonctionnalité. D’autres sculptures sont conçues de toutes pièces d’acier et d’aluminium, en atelier, reprenant le fragment d’un édifice moderniste ou matérialisant en volume une lettre de l’alphabet géorgien. Agencées harmonieusement ici et là, les œuvres forment un long poème où les matériaux dialoguent par strates, sondent un passé et se présentent sous un nouveau jour dans l’espace d’exposition.

Pour cette artiste géorgienne travaillant à Berlin depuis 2009, chaque exposition consiste en une rencontre entre des œuvres nouvelles et une reconfiguration, relecture ou réarrangement d’œuvres plus anciennes, imaginées pour d’autres lieux. Ses installations appréhendent dans un nouveau contexte objets, bâtiments, mobiliers, techniques et savoir-faire artisanaux portant en eux les restes d’histoires de territoires, de langues et de traditions d’une Europe élargie.

Au début des années 2000, Thea Djordjadze décide que la peinture, orientant le regard du spectateur sur un seul point, ne peut suffire à embrasser le monde. Le mode de l’installation lui permet alors de proposer une expérience plus libre, basée sur la perception immédiate des résonnances entre les objets mis en scène, le volume de l’espace, la lumière, les points de vue d’une salle à l’autre, les dialogues entre les matériaux et l’architecture du lieu. En somme, le spectateur est dans l’œuvre.