Quand je n’aurai plus de feuille, j’écrirai sur le blanc de l’œil

M’Barek Bouhchichi, "Re-enactment Act III", 2020, Sculpture composite : muqarnas et alphabet géométrique. Bois, peinture et cuivre jaune, Dimensions variables, Courtesy de l’artiste, Production : Fenduq, Photographie par Mohamed Alouane lors de l’exposition « Archive(s) Sensible(s) » curatée par Laura Scemama au Cube – independent art room

Structure : La Villa du Parc – Centre d’art contemporain

du 22 janvier au 7 mai 2022

Vernissage : le 22 janvier 2022

Commissaire d’exposition : Gabrielle Camuset

Artistes : M’Barek Bouhchichi, Abdessamad El Montassir, Sara Ouhaddou

Entrée libre et gratuite

Horaires : du mardi au dimanche,
de 14h à 18h30

Site internet de la Villa du Parc
Site internet du Cube

La Villa du Parc invite Le Cube – independent art room à Rabat (Maroc) pour curater une exposition à Annemasse, qui réunira les pratiques singulières et complémentaires de trois artistes marocains.

L’ADN du Cube comme lieu d’expérimentation des formats et des pratiques contemporaines des arts visuels au Maroc, son soutien à une scène locale émergente, tout comme son intérêt marqué pour les questions des récits, des archives et des images, résonnent fortement avec les engagements esthétiques et sociétaux du centre d’art contemporain à Annemasse. Pour ouvrir une fenêtre sur la scène marocaine, la Villa du Parc choisit ainsi de s’appuyer sur l’expertise et le dynamisme d’un lieu agissant sur son territoire propre. Le Cube a ainsi carte blanche pour proposer un projet au plus près de ses engagements, tout en profitant des possibilités offertes par le décentrement de sa vision à l’étranger.

L’exposition collective Quand je n’aurai plus de feuille, j’écrirai sur le blanc de l’œil réunit les artistes M’Barek Bouhchichi, Abdessamad El Montassir et Sara Ouhaddou, dont les œuvres mettent en lumière des narrations fondamentales mais inconsidérées qui circulent entre les lignes de pratiques artisanales et poétiques au Maroc.

Depuis plusieurs années, l’écriture de l’Histoire est remise en question par la prise en considération d’archives manquantes, fugitives ou écartées qui viennent troubler notre rapport à des positions que l’on pensait objectives et immuables.

C’est dans ce contexte et à son échelle que l’exposition nous amène vers des récits cachés ou considérés comme marginaux et à leurs pouvoirs émancipateurs dans nos sociétés contemporaines. Elle invite trois artistes qui s’intéressent aux potentiels des pratiques artisanales et de l’oralité ; pratiques qui, au-delà de l’ornement ou de la célébration, transmettent des messages et des récits fondamentaux pour les communautés. Si ces savoirs et leurs contextes sont mis dans l’ombre de formes historiographiques plus admises et se perdent dans les chaînes de production de pensée, M’Barek Bouhchichi, Abdessamad El Montassir et Sara Ouhaddou proposent de revenir à ces expressions ancestrales de savoirs, gratter leur surface pour nous plonger dans les interstices ainsi ouverts des récits et contextes qu’elles portent.