Paysages, entre représentation et imaginaire

Structure : Musée d’art contemporain de Montélimar

du 26 juin 2021 au 2 janvier 2022

Commissaire d’exposition : Camille Bertrand-Hardy, Cheffe du Service Musées et arts plastiques

Horaires :
– Juillet-août : tous les jours, de 10h à 19h
– Septembre à Janvier : du mardi au dimanche, de 11h à 18h
– Fermeture les 11 novembre et 25 décembre

Entrée payante : plein tarif : 5,50€ / tarif réduit : 4€

Site internet du Musée d’art contemporain de Montélimar

Le paysage a constitué un des ferments majeurs des bouleversements fondateurs de l’art moderne. Il s’est imposé comme un thème à part entière, voire comme un genre majeur au 19e siècle, les Impressionnistes en ayant fait leur thème de prédilection et un outil d’étude de la perception visuelle. Il participe à la remise en question de la représentation illusionniste par les cubistes. Il se trouve aux prémices de l’abstraction, celle de Mondrian et de Kandinsky. Que l’abstraction débouche sur une approche géométrique ou bien lyrique, le paysage en se détachant de l’Histoire a poussé la peinture dans ses retranchements et l’a conduite à une interrogation radicale sur sa finalité qui n’était plus la représentation du réel. A travers le regard posé sur la nature, sur le monde, la peinture a rompu avec la mimésis qui fondait l’art classique.

Quelle que soit leur posture théorique, de nombreux peintres en France de la deuxième moitié du 20e siècle ont fait retour vers ce thème majeur de la tradition classique qui connaît un regain significatif également en ce début de 21e siècle. Le paysage fonctionne comme un invariant de la peinture, mais provoque pourtant des positions diverses imprégnées de sensibilité écologique ou de questionnements théoriques et esthétiques. Il reste à l’articulation d’un lieu, d’une image et d’un temps donné. Le paysage existe à travers un regard et une expérience, elle-même inscrite dans une durée.

Certains peintres, marqués par la phénoménologie, se confrontent à la peinture, comme ils se confrontent à la nature et donnent à ressentir une expérience sensorielle. D’autres restent dans une représentation provoquée par le sentiment éprouvé devant le spectacle de la nature. Pour certains artistes modulant l’approche romantique, le paysage est lieu d’une projection imaginaire, celle de l’artiste ou celle du regardeur. La représentation du paysage est parfois celle du passage du temps et devient une métaphore de l’impermanence, voir de la finitude humaine. Enfin, l’exploration de ce thème cher à la tradition classique et à la hiérarchie des genres peut servir de prétexte à un questionnement sur les moyens de la peinture.

L’exposition Paysages présentera des oeuvres de grandes figures de l’art moderne et contemporain comme Gilles Aillaud, Henri Cueco, Raymond Hains, Jacques Monory, Paul Rebeyrolles, Joseph Sima, dont certains sont toujours actifs comme Vincent Bioulès, Pierre Buraglio, Gérard Fromanger ou François Rouan et Claude Viallat.

Des artistes confirmés seront également montrés comme Marc Desgrandchamps, Phillippe Mayaux et Fabienne Verdier, ou encore Arthur Aillaud, Dominique Castell, Delphine Gigoux-Martin, Frédéric Khodja, Olivier Masmonteil, Raphaëlle Paupert-Borne, Anne-Laure Sacriste.

Enfin le MAC proposera un dialogue entre générations en exposant des artistes plus jeunes marseillais et lyonnais : Jeremy Liron, Florence-Louise Petetin, Nicolas Pincemin, Lise Roussel.