CENTRE D'ART BASTILLE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Nøne Futbol Club, Rise & Fall

du 20 septembre 2020 au 3 janvier 2021

Vernissage : le 19 septembre 2020, de 18h à 21h

Horaires : du mercredi au dimanche, de 13h à 17h. L'exposition est fermée temporairement du fait du confinement. 

Entrée payante : 1€

Structure : Centre d'art Bastille

Site internet du Centre d'art Bastille
Site internet de Nøne Futbol Club
Lien pour télécharger la contremarque pour le vernissage

Nøne Futbol Club est un duo d’artistes français, qui vivent et travaillent à Paris. Ils sont diplômés de l’École des Beaux-Arts de Paris.

"Le nom de ce collectif d’artistes et sa déclinaison sous forme de logo reflètent la transversalité de leur pratique et la pluralité de leurs champs d’action. "Nøne Futbol Club" associe trois termes aux consonances nordique (la lettre "ø"), espagnole (fútbol) et anglaise (club). La lettre "ø", qui se prononce "eu" et modifie ici le mot anglais none ("aucun, personne"), est aussi en mathématiques le symbole d’un ensemble vide.

L’oeuvre de ce collectif incarne la métaphore d’un processus artistique assimilant les références au jeu, à la culture populaire et au hacking. Artistes et graphistes durant quelques années, le duo a créé un langage qui s’est enrichi du vocabulaire de ces deux domaines. Leurs performances, sculptures et installations affirment un esprit rebelle usant principalement de l’humour, comme dans l’installation vidéo Work n°075 : Ici c’est Paris (2012), série de portraits d’une jeune génération prête au combat, laissant échapper une fumée blanche par les narines a l’image des taureaux dans l’arène. Les formules prélevées dans l’espace urbain sonnent comme des slogans. Dans Work n°054 : Keep warm burnout the rich (2011), l’expression, issue d’un graffiti exécuté lors des émeutes d’Athènes en 2008, est devenue un fer à marquer le bétail. Au langage de la révolte s’ajoute celui du jeu : les artistes démontent par exemple une voiture de police pour la remonter à l’envers (Work n°911 : All Cars Are Beautiful, 2013).

Ils détournent les codes de la culture de masse, en s’appropriant le vocabulaire de la publicité, de la téléréalité et du cinéma de science-fiction, ainsi que l’usage des réseaux sociaux. Passant la société de l’image au crible de leur humour féroce, ils se moquent de célébrités (Liza Minnelli, Donatella Versace) qui abusent de la chirurgie esthétique et des culturistes obsédés par le remodelage de leur corps. Ainsi, dans Work n°076 : Stay hungry (2013), les muscles d’un Mister Univers en caramel fondent sous la chaleur de l’éclairage d’exposition. »
Jessica Castex.
Extrait du catalogue Co-workers, le réseau comme artiste, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2015