URDLA / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Maïté Marra, Monument 600 dpi

du 29 octobre au 14 novembre 2020

Vernissage : le 29 octobre 2020, de 15h à 19h

Horaires : du mardi au vendredi, de 10h à 18h, et le samedi de 14h à 18h

Entrée libre et gratuite

Structure : URDLA

Site internet d'URDLA
Site internet de l'IAC
Lien vers la Fabrique du Nous

Le 14 novembre Monument 600 dpi s’éteindra pour laisser place à DURGENCE LAMOUR.

L’Institut d’art contemporain et URDLA proposent un nouveau projet destiné à se renouveler tous les deux ans à Villeurbanne : La Fabrique du Nous, une invitation à la création et à la rencontre à l’échelle du territoire. Comment apprendre ensemble à construire du lien avec l’art en partage ?

Née en 1992, Maïté Marra vit et travaille à Villeurbanne. Après avoir pratiqué la photographie durant un an au Canada, aux côtés de Jean-François Bérubé, elle intègre les Beaux-Arts de Lyon dont elle sera diplômée. Au cours de son cursus, elle effectue une année de césure pour se former à la céramique à l’école nationale supérieure des arts visuels de La Cambre. Jeune diplômée, Maïté Marra est accueillie en résidence à la Villa Médicis à Rome ou elle y présente les prémices de son travail avec l’objet scanner : un ensemble d’images prises en contact direct avec la vitre. Maïté Marra fait également partie de l’équipe de recherche Art Contemporain et Temps de l’Histoire des Beaux Arts de Lyon.

À URDLA, elle interroge la fabrique singulière d’un nous sur le fil de la parade amoureuse à partir notamment de la figure érigée par le cinéma hollywoodien de Cary Grant.

La proposition se déroule en deux temps, en premier lieu la présentation de Monument 600 dpi, installation immersive, composée de dix écrans qui projettent de manière aléatoire 60 films. Un scanner, qui se met en marche pour capter une image à 600dpi, constitue la seule lumière dans les espaces intimes, quotidiens. Il opère comme une machine à cinéma déterminant par mécanisme la durée de visibilité de l’image, éclaire les espaces, sculpte d’ombres mobiles les visages fixes. Le visiteur, balayant du regard les différents écrans, est invité à réaliser son propre montage. Mais le scanner agit aussi comme une machine sensuelle : la lumière caresse les corps et les objets pour les abandonner. La lumière révèle et enregistre, archive et dévoile. Cette oscillation lente, qui donne le temps d’un regard immersif, tend le regardeur jusqu’au point d’étrangeté qui se teinte de mélancolie.