GALERIE LE 116ART / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Joseph Caprio, Silences ...

du 11 janvier au 22 février 2020

Vernissage : le 10 janvier 2020 à 18h

Horaires : du jeudi au samedi de 15h à 19h, le premier dimanche de chaque mois et sur rendez-vous 

Entrée libre et gratuite

Structure : Galerie le 116art

Site internet de la Galerie 116art

Nature et artifice

La photographie, et ses acteurs, souffrent depuis son origine, au milieu de XIXe siècle, de nombre de préjugés. Sans doute parmi ses détracteurs figurent nombre d’artistes, épris de la taille sur bois ou cuivre, reléguée désormais au second plan, qui s’empressèrent de la disqualifier.

En quel nom ? On peut en étirer une litanie : naturalisme, objectivité, rigidité, pourquoi pas même absence de style ? Les raisons de ce discrédit gisent sans doute partiellement dans les conditions matérielles de l’édition, donc de l’alliance entre impression typographique et reproduction de l’image, avec l’importance qu’acquiert la "presse". Ces critiques se résument toutefois à un flot d’inepties. En premier lieu, un regard un tant soit peu initié à la contemplation des œuvres, sait discerner rapidement un "quelque chose" de singulier. Pour la littérature, on dirait un style ou un ton, pour la musique un son. Pour la photographie, on préfèrera l’œil ou le regard. Quand bien même à l’instant ultime, celui d’appuyer sur le déclic, un élément peut échapper à l’artiste, le travail préparatoire aura été pensé, voir médité: choix de l’objectif, du cadrage, du contraste, de la profondeur de champ, etc...

Le travail ici exposé par Joseph Caprio aura sans doute nécessité une conséquente enquête visuelle. Tout ce qui est ici rassemblé sous le titre "Silences", fait signe à l’évidence à la recherche d’une unité (de temps et de lieu), cela ne dispense pas de prendre en considération l’effervescence créatrice qui se dissémine en une multiplicité d’images singulières. Où et quand se trouve-t-on ? Au petit cimetière communal de Gières, à coté de Grenoble, quand des travaux de réfection ont contraint à couvrir les tombes de grandes bâches de plastique, sous lesquelles transparaissent des roses artificielles. Éternelles ? Sûrement pas. [...]
Laurent Henrichs