LE POINT COMMUN - ESPACE D'ART CONTEMPORAIN / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // HAUTE-SAVOIE

Eva Nielsen, Hypersurface

du 12 septembre au 7 novembre 2020

Vernissage : le 11 septembre 2020, à partir de 18h30

Horaires : du mardi au vendredi, de 14h à 18h, le samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h et sur rendez-vous. L'exposition est fermée temporairement du fait du confinement.

Entrée libre et gratuite

Structure : Le Point Commun - Espace d'art contemporain

Site internet du Point Commun
Site internet d'Eva Nielsen

"L’œuvre d’Eva Nielsen est constamment à la lisière de quelque chose : au seuil du territoire, de son centre et de sa périphérie, de l’image imprimée et de la peinture, de l’abstraction et de la figuration. D’un horizon à l’autre, du format au sujet, le paysage prédomine dans ses peintures et ses dessins. Inspiré à la fois des architectures et par leurs vestiges tant modernistes qu’utopistes, son regard se pose sur ce qui semble être « hors de vue » car les lieux qu’elle retranscrit n’apparaissent qu’entre les interstices d’une nature abandonnée et des sites industriels. Telle une topographe, une observatrice ou une nomade, Eva Nielsen expérimente ces territoires en mutation, tant par leur étendue que par leur exploitation. Ces espaces dits intermédiaires, elle les connaît bien, ce sont ceux de la région parisienne. À la fois personnelle et fictive, cette cartographie s’est façonnée au fil du temps entre ses origines danoises et son ancrage en périphérie de la ville. [...] Face à ces espaces abandonnés, à un paysage enneigé, à une zone périurbaine désertée ou à des jeux d’enfants, Eva Nielsen scrute ces espaces-temps transitoires à la mémoire difficilement saisissable qui font désormais partie de nos vies quotidiennes.

[...] Au travers de ces multiples visions du paysage, elle rassemble, reconfigure et récolte des fragments du réel, mais quelque chose s’y interpose toujours tel un écran ou un filtre. Avec la sérigraphie, Eva Nielsen « décalque le monde » et « abîme » la peinture en la sublimant. À l’image de l’altération des lieux qu’elle a parcourus ou infiltrés, ces espaces en reconstruction, réels ou factices, brouillent et perturbent nos repères. Loin de chercher à imiter la nature, surtout à imiter la manière dont crée la nature, l’artiste centre sa peinture au-delà du dualisme nature/culture hérité du XIXè siècle en transformant le paysage en une « contre-histoire » de l’aménagement du territoire. [...]"
Marianne Derrien, Monographie d’Eva Nielsen, Paris, Manuella Edition, 2019