GALERIE CLAIRE GASTAUD / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // PUY-DE-DÔME

De franchir de la même façon des lignes d'horizon ou des petites allées

du 26 juin au 1er août puis du 18 août au 13 septembre 2020

Coraline de Chiara, Hilary Dimond, Samuel Rousseau, Neil Lang, Anne-Sophie Emard, Tania Mouraud, Delphine Gigoux-Martin, Roland Cognet, Alain Josseau, Gael Davrinche, Nils-Udo

En raison de la crise sanitaire, aucun vernissage classique ne sera organisé. La galerie vous accueillera cependant les vendredi 26 juin et samedi 27 juin toute la journée, entre 11 et 19 heures, autour d’un verre.

Horaires : du mardi au samedi, de 14h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : Galerie Claire Gastaud

Site internet de la Galerie Claire Gastaud

En 1620 Francis Bacon écrivait : "L’homme, interprète et ministre de la nature, n’étend ses connaissances et son action qu’à mesure qu’il découvre l’ordre naturel des choses, soit par l’observation, soit par la réflexion ; il ne sait et ne peut rien de plus." Chaque oeuvre de cette exposition réinvente à sa façon l’art du paysage - sachant qu’un paysage n’existe que par celui qui le regarde et invite chaque spectateur à se plonger dans ses vues, à franchir de la même façon des lignes d’horizons ou des petites allées. "De franchir de la même façon des lignes d’horizons ou des petites allées", titre de l’exposition tiré du poème FORTS de Cécile Coulon – Recueil Les Ronces.

Cette exposition collective rend hommage à la Nature et réunit une sélection d’oeuvres de 10 artistes de la galerie et d’artistes invités : Volcano’s Song de Coraline de Chiara où la reproduction naturaliste au format monumental d’une éruption est décalée par une feuille de calque peinte, perturbant le regard et la vision, deux photographie Petals of the Dog Rose Rosa Rugosa Thunberg, et Baies de Genevrier de Nils-Udo, précurseur et grand maitre des images de la nature depuis les années 70, Horizons de Neil Lang et à sa ligne d’horizon saccadée mais linéaire, l’oeuvre emblématique de Samuel Rousseau Sans titre (L’arbre et son ombre) où un arbre n’est vivant que par son ombre qui évolue et se régénère sans cesse, bois gravé, arbres modelés en ciment ou enserrés dans le métal de Roland Cognet, Nostalgia, Emergence et borderland de Tania Mouraud, oeuvres brouillant la frontière entre photographie et peinture, caisson lumineux de la série personnage et paysage et diasec de la série Sanctuaire où la nature est vue à travers l’oeil cinématographique d’Anne-Sophie Emard, les Memento mori de fleurs fanés de Gaël Davrinche, l’atmosphère glaciale des pics d’Hilary Dymond, fusains de feuillage japonisant sur panneaux de bois ou tissé de Delphine Gigoux-Martin, planche de plantes de la dernière série d’Alain Josseau Réversion, paysage troublant de Jean-Charles Eustache, chacun de ses dix artistes impose sa vision d’une nature sublimée, esthétisée.

Chaque oeuvre, dans sa singularité, aborde la notion de l’espace, de la promenade, de la nature. L’homme n’est jamais représenté mais sa présence reste sous-entendue, latente. Aucune représentation naturaliste mais un regard sur notre rapport à ces paysages, à ce qu’ils nous renvoient, d’envie de fuite ou d’introspection. L’accrochage de chaque salle de l’exposition est conçu autour de thèmes inhérents à la nature : salle 1, ligne horizon, neige, mer où le regard se perd dans les confrontations d’échelles ; salle 2 la terre, le bois la forêt, le feu et ses représentations acérées, brutes et pour clore l’exposition ; salle 3, fleurs, pétales et bais invitent à la réflexion sur la légèreté de l’existence, ces memento mori et cette symbolique de la nature périssable mortelle.