LA SALLE DE BAINS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Cécile B. Evans, Studies for a Series of Adaptations of Giselle - Salle 1

du 7 au 31 octobre 2020

Vernissage : le 3 octobre 2020 à 16h

Horaires : du mercredi au samedi, de 15h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : La Salle de bains

Site internet de la Salle de bains

La Salle de bains est heureuse d’accueillir Cécile B. Evans pour une exposition en trois salles qui se déroulera entre le 3 octobre et le 28 novembre 2020 à la Salle de bains et au cinéma Le Comoedia (Lyon).

Giselle est le dernier projet au long cours de Cécile B. Evans, une adaptation du célèbre ballet créé à Paris en 1841, emblème du romantisme finissant et déjà annonciateur des ballets d’avant-garde pour son ambition d’art total. Comme souvent chez l’artiste d’origine belge et américaine, le travail en cours apparaît sous des formes autonomes, comme les chapitres d’un récit qui serait à la fois le fond et la forme, alors que ce sont justement les récits que l’œuvre de Cécile B. Evans s’emploie à déconstruire. L’exposition se présentera comme des archives, des coulisses ou encore le bureau d’une enquête sur les voies possibles pour une adaptation de Giselle dans le contexte technologique et idéologique contemporain.

Les films, performances et installations immersives créés par Cécile B. Evans s'adressent au spectateur dans un contexte médiatique et technologique régi par les émotions. L'artiste observe les manifestations des émotions - théâtralisées, dramatisées dans la vie quotidienne ou dans le spectacle politique - comme un pouvoir de domination mais aussi comme un pouvoir d'agir. L'expérience de ses œuvres nous rappelle constamment que les réalités du monde contemporain, où les subjectivités sont de plus en plus guidées par des perceptions polarisées, sont complexes. Empruntant des motifs narratifs aux émissions de télévision, au théâtre ou, pour ce nouveau projet à La Salle de bains, à l'opéra, les fictions de Cécile B. Evans prennent pour toile de fond la dématérialisation des échanges économiques et sentimentaux, la substitution des actions humaines par des programmes informatiques, la société de contrôle et l'inhibition qu'elle suscite, l'urgence climatique ou la montée des extrémismes. Ils invoquent également des motifs modernistes (telle l'architecture utopique dans son précédent projet Amo’s World (2018)), pour explorer ce qui reste des aspirations sociétales et humanistes de l'avant-garde ; c'est pourquoi le thème du soulèvement, du collectif et des luttes pour l'égalité est si présent.