MUSÉE D'ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // LOIRE

Alexandre Leger, Hélas, rien ne dure jamais

du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020

Vernissage : le 29 novembre 2019 à 18h30

Commissaire d'exposition : Aurélie Voltz, Directrice du MAMC

Horaires : tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Ouvert tous les jours pendant les vacances scolaires de la zone A. Fermetures exceptionnelles : 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre.

Entrée payante : tarif plein : 6,5€ / tarif réduit : 5€ / gratuité

Structure : Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole

Site internet du MAMC
Site internet d'Alexandre Leger

Alexandre Leger est invité dans le cadre de la 9e édition du Prix des Partenaires. Le Musée décerne ce Prix chaque année à un artiste émergent, grâce au soutien de ses mécènes. 

L’œuvre d’Alexandre Leger use des jeux du langage. Des textes, entre fragments poétiques, déclarations ou paroles de chansons détournées, éclairent les scènes dessinées ou viennent les contredire. L’artiste associe volontiers des récits personnels au hasard des textes collectés, s’appropriant des solutions de mots-fléchés, des lignes d’écritures à la plume, des correspondances ou de vieux cahiers d’écoliers.

Alexandre Leger nous expose ainsi dans de modestes formats, des phénomènes naturels ou les sentiments humains les plus tourmentés. Le choix du support, papier ancien ou usagé, maculé de petits ou de grands carreaux, semble découler d’un rituel. 

Une grande série de dessins se dévoile, réalisée à partir de ses propres planches d’anatomie, issues d’anciens cours de médecine, alors qu’il se destinait, plus jeune, au métier de la santé. Écorchés, schémas de dentition, corps découpés en lamelles, crânes bouillants et squelettes hybrides peuplent des papiers aux couleurs souvent inattendues. Les vitrines, telles celles des muséums d’Histoire naturelle, invitent à l’examen horizontal des planches, hésitant entre le regard médical, incisif et le regard documentaire, fouillé. Aux côtés de sculptures de gommes érodées et de bribes de crayons à papier aux messages intemporels, ultimes outils du dessinateur, l’ensemble affiche une tentative de sauvetage. 

© Alexandre Leger, Happy melancholy (détail), Courtesy galerie Bernard Jordan, Paris.