Matières premières

Lois Weinberger, Green Man, 2004, Impression jet d'encre sur papier d'archive mat, montée sur une plaque de dibond en aluminium, 105 x 105 cm © Lois Weinberger

Structures : La Cité du design / École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne (ESADSE)

Lieu : La Cité du design

du 14 au 31 octobre 2021

Commissaire d’exposition : Stéphane Le Mercier, artiste et enseignant à l’Esadse

Artistes : Luc Benazet, Merryl Bouchereau, George Brecht, Gabrielle Chardigny , Sélia Descours, Francesco Finizio , Michel François, Céline Germès, Claude Horstmann, Lois Weinberger

Entrée gratuite

Horaires : du mardi au dimanche, de 10h à 12h30 et 13h30 à 18h

Site internet de la Cité du design

L’exposition est organisée dans le cadre du colloque Arts contemporains et Anthropocène en partenariat avec le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, l’École urbaine de Lyon, l’Université Jean Monnet et l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne

Comment les artistes s’entendent-ils à créer sous le règne de l’anthropocène ? Quels sont les récits nouveaux susceptibles d’émerger de la situation actuelle ? À partir de trois énoncés et de leurs combinatoires (« Le langage mis à mal », « Les temps du paysage », « Déplacements : corps et marchandises »), l’exposition Matières précieuses se penche sur deux questions importantes : comment les artistes s’entendent-ils à créer sous le règne de l’anthropocène ? Quels sont les récits nouveaux susceptibles d’émerger de la situation actuelle ? 

« Il ne s’agit pas ici d’exposer des images spectaculaires relatives à la pollution, aux transformations planétaires. Les œuvres choisies s’emploient à dresser une cartographie du sensible (l’air, l’eau, le feu, le végétal, le minéral), du langage mis à mal par le novlangue, ce à quoi s’ajoutent le commerce mondialisé, les déplacements de populations scandant sans répit la surface des continents et des mers. 
Trois des dix artistes présenté·e·s sont nouvellement issu·e·s de l’Esadse. Depuis une dizaine d’années, des questionnements plastiques liés à l’écologie et à l’économie dite libérale réapparaissent dans les écoles d’art, allégés de la doxa des années 1970. S’il s’agit toujours de porter une écriture autonome, cette écriture s’adresse à la collectivité, non plus aux seul·e·s professionnel·le·s. Un·e tel·le s’improvisera architecte ou travailleur·euse social·e, tel·le autre s’emploiera à maîtriser le règne végétal à travers des plantations citadines. On ne compte plus les diplômé·e·s désirant acquérir les techniques appartenant à des corps de métier étrangers au monde de l’art, dynamisant l’échange de compétences, le performatif social. Ce retour du réel, Merryl Bouchereau, Gabrielle Chardigny et Sélia Descours se le sont approprié·e·s selon des intensités différentes. 
Comme rappelle Bruno Latour, nous ne détenons pas un droit de propriété exclusif. Les artistes, issu·e·s de différentes générations, largement reconnu·e·s ou bien émergent·e·s, tentent de capter les intensités de ce séjour, de cette location et la fragilité de leur intervention révèle souvent une énergie salvatrice. »