Jean-Luc Verna

© Renaud Marchand, Jean-Luc Verna, 2019

Structure : Fondation pour l’art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon

du 19 mai au 18 septembre 2021

Horaires : du mercredi au samedi, de 14h à 18h. Médiation sur inscription : 15h du mercredi au vendredi / 14h30 & 16h30 les samedis

Entrée payante : tarif plein : 3€ ; tarif réduit : gratuit (-18 ans / étudiants / Amis de la Fondation)

Site internet de la Fondation Salomon

Issu d’un foyer conservateur, Jean-Luc Verna décide à l’adolescence de s’en extraire pour aller vers une vie plus alternative où rythment punk, sexe et drogue. Il décide ensuite de faire de l’art « son unique drogue » et entre alors à la Villa Arson à Nice avant d’y être professeur de dessin durant 20 ans. Il enseigne aujourd’hui à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy.

Se définissant lui-même comme un artiste pluridisciplinaire, la pratique de Jean-Luc Verna touche autant le domaine des arts plastiques que celui des arts vivants et de l’art vidéo. Cette diversité fait écho à la notion d’œuvre d’art totale et dans cette démarche, Jean-Luc Verna investit jusqu’à son propre corps, qu’il tatoue, perce et maquille. Celui-ci devient alors un support de création en lien direct avec sa pratique du dessin.

Le dessin est pour Jean-Luc Verna « la colonne vertébrale de [son] travail » à partir de laquelle se développent ses autres pratiques, et fait ainsi chez lui l’objet d’un protocole précis.

Du papier, il passe au calque puis à la photocopie avant d’être frotté au trichloréthylène et transféré sur un autre support, pour finalement être réhaussé de crayon de couleur, pierre noire, plumes, strass et maquillage.

L’artiste souligne d’ailleurs l’analogie qu’il perçoit entre la peau et un papier ou un tissu en ayant recours aux fards ou au rouge à lèvre.

Le mélange entre la culture populaire, les mythologies contemporaines, l’histoire de l’art, la musique underground, les performances, le cinéma et le modelage du corps font de lui un artiste punk et poétique.