Hassan Sharif, I am the single work artist

Hassan Sharif, Tongs et fil de cuivre, dimensions variables, collection de la Sharjah Art Foundation, © H. Sharif, photo : A. Mole/MAMC+

Structure : Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

du 5 mars au 26 septembre 2021

Commissaires d’exposition : Hoor Al Qasimi, Directrice de la Sharjah Art Foundation et Aurélie Voltz, Directrice du MAMC+

Horaires : tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Fermetures exceptionnelles : 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre.

Entrée payante : tarif plein : 6,5€ / tarif réduit : 5€ / gratuité

Site internet du MAMC+
Site internet de la Sharjah Art Foundation

Cette exposition itinérante a été conçue par la Sharjah Art Foundation, Sharjah, E.A.U., et organisée par Hoor Al Qasimi. L’itinérance européenne de l’exposition a été organisée par la Sharjah Art Foundation en collaboration avec le KW Berlin, le Malmö Konsthall et le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole.

L’artiste émirien Hassan Sharif (1951-2016) est considéré comme l’un des artistes les plus influents du monde arabe aujourd’hui ; il a créé une œuvre d’une variété étonnante. Venez découvrir au MAMC+ l’exposition I am the single work artist (Je suis l’artiste d’une œuvre unique) : dessins, performances et expérimentations marqués par l’art conceptuel répondent aux accumulations, découpages, tressages d’objets glanés dans les marchés, parfois déployés en des installations monumentales.

Artiste, enseignant, critique, Hassan Sharif concourt à changer le paysage artistique de son pays pour l’affranchir de la calligraphie traditionnelle. Durant quatre décennies, il développe un important corpus d’œuvres : dessins, peintures, performances, sculptures et installations. Contrepied à cette foisonnante production, le titre de l’exposition (I am the single work artist – Je suis l’artiste d’une œuvre unique) suggère que cet ensemble doit être compris comme un seul geste conçu dans la durée et la répétition.

La pratique d’Hassan Sharif évolue dans un contexte économique et social bouleversé par la découverte du pétrole, sa commercialisation en 1958 puis la création des Émirats arabes unis en 1971. Son œuvre est marquée par la transformation accélérée de Dubaï, alors modeste territoire en une mégalopole de luxe. Il critique une modernisation à marche forcée au fil de ses caricatures publiées jusqu’en 1979, date à laquelle il se concentre sur sa pratique artistique. Sa formation londonienne ouvre son regard sur l’art constructiviste britannique, l’art minimal et Fluxus, dont il combine habilement les influences. Ses performances dans le désert de Hatta, au début des années 1980, figurent parmi les premiers gestes conceptuels dans le Golfe : sauter, jeter une pierre, enregistrer un rocher, disparaître derrière une dune… Des photographies, des collages ou des écrits documentent ses actions, dans sa cour intérieure, dans un taxi ou dans les souks. […]