Guillaume Millet, Paysage géométrique

Structure : Eric Linard Galerie Editions

du 22 mai au 24 juillet 2021

Horaires : du mardi au samedi, de 14h à 18h (de septembre à juin) ; du mardi au dimanche de 15h à 19h (juillet et août)

Entrée libre et gratuite

Site internet d’Eric Linard Galerie
Site internet de Guillaume Millet

Je peins des compositions structurées par des diagonales. Ces diagonales sont sans doute une conséquence de peintures antérieures, produites dans les années 2000 et pour lesquelles la perspective jouait un rôle prépondérant. C’est également une manière de se soustraire à la grille orthogonale qui organise une part importante de l’Abstraction Géométrique.

Pour ces compositions, les rapports de couleurs et de valeurs, la répartition et l’échelle des formes, la nature des surfaces, le format des supports, sont à l’œuvre pour produire des sensations visuelles spécifiques et donner aux peintures une présence singulière.

Champs magnétiques

Les surfaces noires et blanches des débuts sont devenues des surfaces grises, puis colorées. Les contrastes se sont progressivement estompés et les peintures sont aujourd’hui des compositions dont les aplats de couleurs dégagent à peu près la même luminosité.
Lorsque les plages de couleur se touchent, leurs bords vibrent. On a même l’impression de distinguer des marges claires ou sombres, froides ou chaudes, qui apparaissent et disparaissent selon les points de vue. Ce phénomène me captive.
Lorsque les couleurs sont lumineuses, j’éprouve une sorte de réjouissance optique. Et lorsqu’elles sont plus sombres, je suis happé par la profondeur.
Tout objet isolé sur un fond neutre et uniforme attire le regard, en particulier lorsqu’il s’agit d’une œuvre d’art.
Mais concernant ces peintures, j’ai parfois le sentiment qu’elles produisent autour d’elles des zones d’influence que j’assimilerais volontiers à des champs magnétiques.

Paysage géométrique

J’entrevois souvent des paysages dans mes peintures.
J’y vois un espace délimité par une ligne d’horizon et les diagonales m’évoquent des pentes montagneuses.
Dans certains cas, les effets de perspective mènent mon regard au loin, tout au fond de la toile, entre le ciel et la terre. J’y vois des paysages désertiques soumis à une luminosité surnaturelle.
Le développement des peintures en diptyque a accentué ces visions, transformant le format vertical en un format horizontal qui conduit le regard de gauche à droite.
Dans le cas présent, l’espace étiré de la galerie se prête bien au jeu des représentations horizontales. L’exposition devient ainsi un panorama ponctué par des variations colorées et lumineuses, un paysage géométrique que le visiteur est convié à parcourir.