Charlie Boisson, Les moules à oublies

Structure : Le Creux de l’enfer – Centre d’art contemporain d’intérêt national – Usine du May

du 9 juillet au 26 septembre 2021

Horaires : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Entrée libre et gratuite

Site internet du Creux de l’enfer
Site internet de Charlie Boisson

Cette résidence a été organisée conjointement par le centre d’art contemporain du Creux de l’enfer de Thiers et la Ville de Saint-Étienne qui accueillera à son tour l’exposition au sein de son espace d’art contemporain La Serre en novembre 2021.

Entre le moule à gaufres contemporain et le fer à hosties ecclésiastique, se trouve un outil destiné à la confection de pâtisseries moyenâgeuses très fines ornées de motifs et de symboles : le moule à oublies. Les palettes forgées de l’ustensile rappellent par leurs gravures l’univers de la société paysanne avec ses coutumes et ses croyances. C’était ordinairement pendant le carnaval que le commerce des oublies devenait considérable : à la tombée de la nuit, l’oublieur prenait son coffin et partait jouer ses friandises aux dés ou à la loterie, à la recherche du gain.

Marqué par une pratique de la sculpture et de l’assemblage d’objets dans laquelle le lien aux savoir-faire et à l’artisanat est essentiel, Charlie Boisson a décidé de mener un projet de réinterprétation de ces moules à
oublies, trouvailles chargées d’histoire, liés à des savoir-faire techniques et artisanaux qui l’intéressent particulièrement.
Ainsi, durant le printemps 2021, cet ustensile médiéval a été la figure de proue d’une résidence de co-création, une entreprise commune entre Charlie Boisson et des volontaires du bassin thiernois, ayant pour but d’imaginer de nouvelles matrices à partir d’une documentation iconographique proposée par l’artiste.
Cette expérience collective féconde s’est nourrie des apports de chacun et a permis de fabriquer de nouveaux moules à oublies par la refonte totale de l’ustensile et la recherche de nouvelles formes et de dessins en compagnie notamment de l’illustrateur et graveur Arnaud Descheemacker. Ce projet a abouti à la réalisation de huit moules grâce à l’aide du forgeron Pierre Pagès.

Charlie Boisson expose à l’Usine du May les pièces contemporaines nouvellement forgées et présente le résultat de ses recherches et sa collaboration avec les volontaires dans le but de partager avec le public l’histoire de cet ustensile hors du temps.