Café photographique – Le Bleu du ciel

© Eric Rondepierre, "Loupe/dormeurs", Livre n°8, 1999-2002

Structure : Le Bleu du ciel

Lieu : Librairie Michel Descours – 12 rue des Fantasques 69001 Lyon

le 14 janvier 2022 à 18h30

Intervenants : Rencontre-Signature avec Eric Rondepierre (artiste), en dialogue avec Gilles Verneret (Directeur Artistique du Bleu du Ciel).

Sur réservation (jauge limitée à 50 personnes) à infos@lebleuduciel.net ou au 04 72 07 84 31

Site internet du Bleu du ciel
Site internet de la Librairie Michel Descours
Site internet d’Éric Rondepierre

Pour le premier Café Photographique de l’année 2022, Eric Rondepierre présentera en exclusivité son nouveau livre “La Maison cruelle“, paru début janvier 2022 aux Editions Mettray.

Cet ouvrage important et inclassable (ni essai, ni fiction, ni histoire), s’inscrit dans la voie ouverte par “Surveiller et punir“ de Michel Foucault et constitue un maillon important dans l’œuvre de l’artiste qui a toujours pratiqué un anti-regard.

En se réappropriant les textes de l’époque, il dresse un portrait vibrant, documenté et édifiant des maisons de correction depuis le XVIe siècle et, pour les mineurs, de celles du XIXe et XXe siècle — confirmant que nos sociétés libérales démocratiques, en voulant propager le Bien, ont engendré pour les enfants des tragédies personnelles et collectives que nous conte “La Maison cruelle“.

Dans une époque où MeToo# dénonce les féminicides et les violences sexuelles, on comprend avec ce livre capital que les enfants sont également des victimes des sociétés patriarcales, mais cette fois-ci dissimulés dans les recoins de l’Histoire. A cet égard, la prison de la Petite Roquette, construite au début du XIXe siècle, est l’exemple dramatique des violences faites aux enfants. La correction entraînant la discipline, le châtiment, la solitude de l’incarcération cellulaire, les travaux forcés, la privation de nourriture et même la mort.

Eric Rondepierre nous révèle ces abominations avec le recul du regard contre-historique qui nous permettra aussi de réfléchir à la situation de centaines de milliers d’enfants placés dans des foyers et des familles d’accueil dans la France d’aujourd’hui, et d’intégrer une fois pour toutes que la pauvreté est majoritairement la cause de ces placements et la conséquence de l’acharnement des classes dominantes sur les plus faibles.
Gilles Verneret