Biennale d’art contemporain Chemin d’art 2021

Structure : Saint-Flour Communauté

Lieux : Coltines, Jabrun, Neuvéglise-sur-Truyère, Paulhac, Paulhenc, Ruynes-en-Margeride, Saint-Flour, Saint-Urcize, Talizat, Val d’Arcomie

du 10 juillet au 19 septembre 2021

Inauguration : le 10 juillet 2021 à 18h30

Artistes : Camille Allemand, Martin Belou, Maxime Bersweiler, Tristan Dassonville, Camille Dumond, Lidia Lelong, Julie Navarro, Julie Poulain et Olivier Cyganek, Marjolaine Turpin

Site internet de la Biennale
Site internet des Pays de Saint-Flour
Parcours de la Biennale

« Comme en 2018 les chemins empruntés par la biennale se jouent de la géographie, mais pas que. Elle s’adapte aussi à une forme inconnue nommée la COVID. Petite boule aux pointes protéiniques qui se loge dans les cellules humaines. L’humanité est alors sidérée en arrêt rythmique. Tout est suspendu, reporté dans la nécessité de la solidarité.

Alors la biennale se reporte, se déporte. Le pas de biais est vécu comme un plus. Un temps long. Le temps de la découverte, de la réflexion, des liens construits avec le territoire. Un territoire défini comme un paysage à l’esthétique puissante, qui de la Planèze à l’Aubrac en passant par la Margeride, envoûte le regard et l’esprit. Territoire de femmes et d’hommes, qui durant des siècles ont marqué au fer rouge une géographie mal aisée et pourtant si extraordinaire. La diversité des architectures, des matériaux dans un paysage cloisonné par les plateaux et les vallées renvoie à celle des habitudes, des histoires, du quotidien qui somme toute se ressemblent d’un point à l’autre du territoire.

Le temps long a ceci de bon qu’il permet d’aller plus en profondeur et sans doute dans le cas présent à des projets réinventés. Les artistes, de par leur présence en des moments si singuliers, ont été accueillis comme jadis les colporteurs dans les villages, peu habitués aux visites extérieures. Même discrètement, les artistes ont été repérés par le fait d’observer, d’admirer, de photographier, parfois de mesurer les lieux et les édifices. La perturbation ainsi générée est vite apparue comme un intérêt à ce qui est, à ceux qui habitant. Rencontrer, échanger avec l’autre a été démultiplié. Elle s’opère différemment : de la connaissance géographique et physique des lieux, de la rencontre avec ceux qui habitent, de la sensibilité aux récits d’hier et contemporains. […] »
Christian Garcelon, directeur artistique de la Biennale