Atelier de pratique artistique – URDLA

Structure : URDLA

le 12 juin 2021, de 14h30 à 17h

Atelier payant : 25€ / personne, jauge limitée à 15 personnes

Sur inscription

Matériel fourni par URDLA, prévoir un tablier

Site internet de URDLA

URDLA programme régulièrement des ateliers ou stages de pratiques artistiques centrés autour de l’une des techniques traditionnelles de l’estampe. Samedi 12 juin, nous vous proposons un atelier de pointe sèche sur rhénalon, animé par Gaëtan Girard, taille-doucier d’URDLA.

La pointe sèche est une technique de taille directe puisque l’on attaque le cuivre avec un outil (et non avec de l’acide). La pointe sèche est généralement une pointe en acier plus ou moins fine. Cependant, tout objet pointu assez dur pour créer une taille dans la plaque peut être une pointe sèche : clou, fourchette etc. Le diamant est utilisé par les graveurs parce que contrairement aux autres outils, il n’est jamais nécessaire de l’aiguiser.
En attaquant la plaque, la pointe sèche repousse la matière de part et d’autre de la taille créée. Ces surplus de matière sont appelés « barbes ». L’artiste peut choisir de les retirer ou bien de les garder. Lorsque les barbes sont conservées, les traits réalisés à la pointe sèche sont très reconnaissables. En effet, lors du tirage les barbes retiennent l’encre et donne un effet flou au tracé. Avec la pointe sèche, les différentes valeurs peuvent être obtenues de deux manières. D’une part, la finesse de la pointe joue : plus celle-ci est large, plus le sillon sera profond, plus il retiendra d’encre au tirage et plus la valeur sera élevée. D’autre part, les valeurs sont données par la pression exercée par la main de l’artiste. De la même manière, plus la pression est importante, plus le sillon sera profond et la valeur élevée.
Cette technique a beaucoup été utilisée par les expressionnistes allemands au début du XXe siècle. C’est une manière particulière d’aborder la gravure, puisque l’on attaque le cuivre ou le plexiglas avec un outil, mais de manière beaucoup plus libre qu’au burin car la technicité est moindre. On se rapproche en cela beaucoup plus du dessin spontané.

L’utilisation du plexiglas ou du rhénalon permet de glisser une image, un dessin ou une photographie, sous la matrice et de graver par transparence.