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Un nouvel ailleurs
Isère
Exposition

Un nouvel ailleurs

Karim Kal

Structure

Le VOG
Du 05.11.2022
au 21.01.2023

Vernissage

05.11.2022, à 16h

Horaires

Ouvert du mercredi au samedi, de 15h à 18h

Tarifs

Entrée libre et gratuite

Crédits visuel : Karim Kal, Placo

Exposition

Un nouvel ailleurs

Karim Kal

Karim Kal est un artiste français, né en 1977. Diplômé des Beaux-Arts de Grenoble, il
vit et travaille en Haute Savoie.
Son travail photographique est essentiellement documentaire et s’intéresse aux
différents lieux de vies en marge de la société, comme les quartiers populaires, les
foyers, les prisons et à leurs architectures. Il essaye de comprendre l’influence de
ces structures et l’impact qu’elles peuvent avoir sur le mode de vie de ses
habitants.
Il développe tout un travail autour de la lumière, pour nous montrer ces lieux sous
un angle différent et interroger les rapports d’autorités, les marqueurs sociaux,
culturels et politiques qui y sont inscrits.

Au VOG, ses œuvres sont présentées sous le titre Un nouvel ailleurs et présentent
des vues d’objets et de paysages urbains issus du quartier de la Guillotière à Lyon.

Ce quartier est l’un des plus anciens de la rive gauche du Rhône. Au XIXème
siècle il est un important foyer d’accueil où transitent beaucoup de voyageurs, car
il est la seule porte qui permet d’aller vers la partie Est de Lyon. Depuis, il s’est
construit avec de nombreuses personnes issues de vagues d’immigrations
successives qui lui ont donné une identité singulière et cosmopolite. Au XXème
siècle, la Guillotière a connu de nombreuses violences et a ensuite été réhabilité.
Les immigrés sont partis et ont laissé place aux classes moyennes de périphérie.
Aujourd’hui, cet arrondissement garde l’image d’un lieu dangereux et les articles
de presse sur les faits violents qui s’y déroulent sont nombreux.

Dans cette exposition, on retrouve des photographies d’objets de consommation
courante qui renvoient à la condition modeste des habitants des quartiers
populaires de La Guillotière à Lyon. Les premiers objets photographiés sont
d’usage quotidien, certains sont ramassés dans les rues du quartier, d’autres sont
recueillis auprès d’habitants, de connaissances ou de voisins de l’artiste, qui a
vécu dans ce lieu pendant 10 ans. Ils sont choisis pour leur signification et leur
ancrage dans le quotidien populaire, mais aussi pour leur potentiel visuel. Force
plastique, réflexion de la lumière, transparence, ces objets portent en eux la
capacité d’aller au-delà de leur rôle assigné de marqueurs sociaux, de stigmates,
de pratiques non responsables ou de transgressions. Ils sont ensuite sortis de leur
contexte pour être photographiés en studio, ce qui leur permet de changer de
statut et de s’émanciper, pour incarner un beau singulier, autonome et hors
morale. Ils deviennent propices à l’imaginaire, la poétique et la narration. […]

Un nouvel ailleurs