Accueil Actualités Marcelle Cahn. En quête d'espace
Marcelle Cahn. En quête d'espace
Loire
Exposition

Marcelle Cahn. En quête d'espace

Exposition collective

Du 15.10.2022
au 05.03.2023

Vernissage

14.10.2022, à 18h

Commissariat

Commissariat général : Cécile Godefroy, Historienne de l’art, docteure de l’université Paris Sorbonne (Paris IV), membre de l’Association Internationale des Critiques d’art

Commissariat associé : Alexandre Quoi, Responsable du département scientifique du MAMC+ et Barbara Forest, Conservatrice en chef du Patrimoine au MAMCS Strasbourg

Horaires

Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.
Fermetures exceptionnelles : 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre.

Tarifs

Tarif plein : 6,50€ / réduit : 5€ / gratuité moins de 26 ans

Sites internet

MAMC

Cette exposition est coproduite avec le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg MAMCS (du 29 avril au 31 juillet 2022) et sera présentée au Musée des Beaux-Arts de Rennes à l’été 2023. Elle verra son format varier à chaque étape en fonction du site.

Crédits visuel : Marcelle Cahn, « Les toits », 1927 © droits réservés

Exposition

Marcelle Cahn. En quête d'espace

Exposition collective

Dans l’histoire de l’art du XXe siècle, le parcours de cette artiste se situe, à ses débuts, à l’orée des courants expressionnistes et puristes. Il s’épanouit ensuite dans les années 1950 au travers d’une abstraction libre, dotée tout à la fois de fantaisie et d’une grande rigueur, dont les tableaux-reliefs et les spatiaux des années 1960 sont un remarquable aboutissement. De l’infiniment petit à la quête d’un espace architectural, Marcelle Cahn, qui parallèlement n’a jamais renoncé à la figuration, considérant ses « choses lyriques » comme une « récréation », a développé un langage singulier de l’abstraction, épuré et sensible, dépourvu de tout dogmatisme.

Illustrant la richesse et la singularité de l’œuvre de Marcelle Cahn, cette exposition restitue les différents contextes de création au sein desquels cette artiste a évolué, de l’expressionnisme allemand du début du XXe siècle aux principaux courants de l’abstraction géométrique et lyrique. Le parcours chronologique rassemble plus de 400 œuvres – peintures, arts graphiques, sculptures, photographies et collages – provenant d’institutions culturelles et de collections particulières françaises et étrangères, couvrant l’ensemble des techniques engagées par l’artiste.

« Chère Madame, vous mériteriez décidément d’être faite citoyenne d’honneur de Saint-Étienne ! Je me contente de vous considérer comme bienfaitrice du Musée, et, toute plaisanterie à part, je vous suis infiniment reconnaissant de ce que vous faites pour nous. » C’est en ces termes que Maurice Allemand, conservateur du musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne (1947-1966), saluait en novembre 1958 et parmi une riche correspondance, le rôle essentiel de soutien apporté par Marcelle Cahn à cet établissement. Les liens privilégiés de l’artiste avec le musée stéphanois se sont notamment manifestés par son intercession auprès de nombreux créateurs pour enrichir ses collections. Le parcours de l’exposition se prolonge ainsi par une section spécifique rassemblant une quarantaine d’œuvres issues de la collection du MAMC+.

Née à Strasbourg où elle vécut la majeure partie de sa jeunesse, Marcelle Cahn se forma à Berlin pendant la Grande Guerre auprès de Lovis Corinth et Eugen Spiro, puis à Paris auprès de Fernand Léger et Amédée Ozenfant, où elle choisit de passer les trente-cinq dernières années de sa vie. Marcelle Cahn participe dès l’entre-deux-guerres aux grands rassemblements de défense de l’art abstrait. Soutenue et appréciée des artistes et des critiques influents de son temps, elle ne bénéficia que de rares expositions personnelles dans les dernières années de sa vie et vécut dans un certain isolement accru par des périodes de mises en retrait du monde de l’art. Pour des raisons matérielles et de santé, les collages sont la pratique dominante des quinze dernières années d’une artiste encline à s’appuyer sur le minimum de ressources à sa disposition. Ils traduisent l’appétence d’une créatrice animée toute sa vie durant par la liberté et la poésie du geste, ainsi que le jeu des infinies variations.

Marcelle Cahn. En quête d'espace