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Dithyrambe au centurion
Isère
Exposition

Dithyrambe au centurion

Rapahël Barontini

Du 13.12.2022
au 04.03.2023

Vernissage

10.12.2022, à 18h

Horaires

Ouvert les mardi et vendredi de 16h à 19h, et les mercredi et samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, et sur rendez-vous les autres jours.

Tarifs

Entrée libre et gratuite

L’artiste est représenté par la galerie Mariane Ibrahim.
Remerciements au Jardin botanique de Lyon et LVMH Métiers d’art.

Exposition en Résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon 2022

Exposition

Dithyrambe au centurion

Rapahël Barontini

Dans le contexte d’une société globalisée et au moment de l’ascension des formes d’appartenance le plus radicales, Raphaël Barontini montre le corps comme emblème métissé, porteur de mutations, de déplacements et d’urgences.

L’artiste travaille l’image comme une forme multiple, de manière harmonieuse et contrastée à la fois. Ses œuvres sont des croisements narratifs, historiques et iconographiques et la peinture est le substrat revendiqué de sa pratique. D’une part, elle est une base référentielle d’où sont extraits des objets, des visages et des paysages. De l’autre, elle est une technique à explorer au-delà des usages canoniques.Ainsi, le châssis peut disparaître à la faveur d’étendards et de tuniques, tout comme la toile enduite cède la place à des tissus iridescents et sérigraphiés. L’artiste n’hésite donc pas à désacraliser ce médium et les figurations les plus classiques qu’y sont associées — le portait tout particulièrement.

Cette porosité entre des matières et des supports habituellement distants se retrouve aussi dans la déhiérarchisation des sujets abordés. En effet, l’artiste puise ses modèles et ses motifs dans des époques et des traditions éloignées, sémantiquement, chronologiquement et géographiquement.

À la Halle, l’artiste s’intéresse à une figure de la tarde antiquité, Maurice d’Agaune. Égyptien faisant partie de la légion thébaine, il fut tué en martyr refusant de perpétrer un massacre sous les ordres de l’empereur Dioclétien. Il a été pris, par l’artiste, comme le symbole d’une histoire à mettre en lumière, d’un antihéros devenu icône vénérée et seul saint à la peau noire dans le panthéon chrétien. Mélangeant les références et les codes, l’exposition se déploie entre images d’idoles païennes et d’autres, sacrées, se rapportant aussi bien aux croyances populaires qu’à la mystique, à l’architecture des églises qu’aux parades du carnaval.

Dithyrambe au centurion