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Bientôt, là-bas : Sublimer les flux constants et disséminés
Rhône
Exposition

Bientôt, là-bas : Sublimer les flux constants et disséminés

Diane Cescutti, Sybil Coovi Handemagnon, Caroline Déodat, Shivay La Multiple, Nicolas Pirus

Lieu

Réfectoire des nonnes
Du 07.10.2022
au 15.10.2022

Vernissage

06.10.2022, à 18h30

Horaires

Ouvert du mardi au samedi, de 13h à 19h

Tarifs

Entrée libre et gratuite

Sites internet

ENSBA de Lyon

Crédits visuel : © Diane Cescutti, Sybil Coovi Handemagnon, Shivay La Multiple

Exposition

Bientôt, là-bas : Sublimer les flux constants et disséminés

Diane Cescutti, Sybil Coovi Handemagnon, Caroline Déodat, Shivay La Multiple, Nicolas Pirus

“Disséminer” renvoie à la dispersion de graines, par le vent, l’eau ou par les non-humains qui en assurent le transport pour que germent et poussent du vivant sans que le moment ni le lieu ne soit prédéterminé. Ce processus vital de création qui assure le renouvellement et le perpétuel changement de la biosphère n’a pas encore été approprié par la technique. Par extension, ce principe de la dissémination organique résonne avec les façons dont se dispersent des savoirs et des récits qui tentent de résister aux catégorisations du mode de connaissance occidental en activant une transmission discrète, non-linéaire et multidirectionnelle.

Et si nous procédions par dissémination ?

Alors que les démarches des artistes du post-diplôme sont indépendantes et leurs recherches autonomes, elles se rapprochent en ce que leurs travaux opèrent par dissémination, dans un entrelacs qui brouille la linéarité passé, présent, futur, la dichotomie ici et ailleurs. Elles s’appuient sur la multiplicité des récits, des histoires et des savoirs qui ont été exploités, oblitérés, disqualifiés, invisibilisés dans les représentations dominantes. Elles oeuvrent à la création de nouveaux flux pour contaminer les réseaux de communication virtuels, les pixels de l’image numérique, les eaux et les rêves, les algorithmes, les spectres.
Ces démarches se reconnectent avec les canaux qui furent interrompus par la violence et par l’appropriation coloniale, intimement persuadés qu’il est encore temps de faire émerger d’autres procédés fertiles.
Les installations qui en résultent constituent des espaces de recherche et de réflexion sur les technologies, les généalogies, les cosmogonies et les mythologies qui ont fabriqué les fictions des origines et sur les gestes qui visent à les tourmenter, les troubler et les faire trembler.
Comment par le biais du conte stimuler le sensible en ouvrant les poly-phonies/rythmies et échapper à la fixation du monde, tout en permettant à chaque individu d’improviser et de créer des Mondes ? Comment repenser un rapport souple aux ordinateurs, leurs architectures, leurs systèmes et leurs navigations ? Comment les technologies de la représentation (notamment celles utilisées durant la période coloniale) ont fabriqué et continuent de fabriquer de l’altérisation ? Comment faire de l’ethnographie sans se conformer aux règles académiques, sans montrer à tout prix, mais en fabulant, en produisant des formes qui se dérobent au visible? Comment repenser la circulation des savoirs pharmacologiques contre les processus d’appropriation et pour des histoires de résistance ?”

Bientôt, là-bas : Sublimer les flux constants et disséminés