20 ans de résidence à Montluçon

Structure : SHAKERS – Lieux d’Effervescence

Lieu : Château des ducs de Bourbon – Rue du Château – 03100 Montluçon

du 18 juin au 18 septembre 2022

Artistes : Olivier Auguste, Yassine Balbzioui, Laure Barillé, Marion Bataillard, Jade Boissin, Jean Bonichon, Adrian Caïcedo, Coline Casse, Anthony Duranthon, Ylva Fowler, GabrielF, Yves Gobart, Rafael Grassi, Laure Guilhot, Zhu Hong, Roxane Kisiel, Sylvain Konyali, Florent Lamouroux, Thomas Lévy-Lasne, Jérémy Liron, Anna Lopez Luna, Julie Maquet, Maude Maris, Judith Millot, Carmen Novo, Kasia Ozga, Nathalie Pitel, Aurélie Poinat, Nazanin Pouyandeh, Mathieu Rouget, Claire Tabouret, Ariane Yadan, Hernan Zambrano

Horaires : du mardi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermeture le lundi.

Site internet de SHAKERS

« Au jeune diplômé d’école d’art, se présente en vérité un vaste horizon, assez dégagé. En gagnant un diplôme, il perd un atelier avec son quotidien d’échanges, de partages ; se retrouve seul ou presque, chargé d’un certain bagage, de désirs énormes, mais aussi démuni quant à savoir où aller, et que faire.

Les programmes de résidences d’artistes offrent alors l’opportunité de retrouver, sur le chemin souvent solitaire et âpre qui se dessine, une parenthèse propice à l’occasion de laquelle le jeune artiste trouvera à la fois un soutien et une liberté dans la poursuite autonome d’une démarche créatrice personnelle. Laissant peut-être derrière lui une grande ville et un logement exigu, il découvrira de nouveaux territoires, d’autres réalités susceptibles de nourrir sa pratique, rencontrera d’autres acteurs du monde de l’art.

Ainsi, depuis vingt ans, la résidence Shakers à Montluçon aura accueilli et soutenu plus d’une cinquantaine d’artistes, lesquels ont pu, en retour, par leurs créations, la réalisation d’expositions, l’organisation de rencontres ou d’ateliers de pratiques à l’attention de scolaires, ouvrir les montluçonnais à l’art de leur temps et aux pratiques et démarches les plus diverses.

La consultation des catalogues édités depuis le début des années 2000, la collection que constitue l’ensemble des œuvres cédées à l’association par chaque artiste résident, les souvenirs que chacun, de part et d’autre, a laissé dans les mémoires, témoignent de cette aventure singulière et de l’engagement — des engagements — qui la traverse.

S’il faut apprécier dans ce projet une démarche sociale et éducative, liée à l’accès à la culture et à l’initiation aux pratiques artistiques, que d’autres seront plus à même d’évoquer, force est de constater que quelque chose de l’histoire contemporaine de l’art s’y écrit aussi, incidemment, lorsqu’on lit parmi les artistes accueillis en vingt ans des noms qui alors étaient inconnus et qui aujourd’hui sont entrés dans le paysage de l’art contemporain.

En quinze ou vingt ans, les premiers résidents, jeunes diplômés, artistes débutants, sont passés du statut d’artistes émergeants à celui de confirmés, quand ce n’est pas celui de stars ou d’icônes. Leur ténacité a été reconnue, comme la valeur de leur travail, faisant d’eux des références ou des figures de la création contemporaine. »
Extrait du texte Des artistes de passage et des œuvres qui restent de Jérémy Liron