LA VILLA DU PARC - CENTRE D'ART CONTEMPORAIN / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // HAUTE-SAVOIE

Sedona

du 9 février au 18 mai 2019

Cédric Esturillo, Julie Grosche, Jade Gordon & Megan Whitmarsh, Anne-Sarah Huet, Carin Klonowski, Lou Masduraud, Shana Moulton, MSHR, Tabita Rezaire et Adam Ulbert. Avec la participation de Tom Dongo.

Vernissage : le 9 février 2019 à 17h, Avec les performances de Julie Grosche, Between Dog and Wolf, 2017 et de Carin Klonowski, TLCD, 2018

Une proposition du Syndicat Magnifique

Horaires : du mardi au samedi, de 14h à 18h30

Entrée libre et gratuite

Structure : La Villa du Parc - Centre d'art contemporain

Site internet de la Villa du Parc

Dans le cadre de sa saison 2018-2019 intitulée « White Mirror » et consacrée au regard des artistes sur l’impact de l’ère digitale, la Villa du Parc invite le collectif curatorial Le Syndicat Magnifique pour une exposition de groupe. Celle- ci trouve paradoxalement son point de départ dans un lieu non pas virtuel, mais physique : Sedona, ville d’Arizona lovée entre les canyons du désert de Sonora et ses paysages grandioses.

D’abord peints puis photographiés et filmés, les reliefs rouges de l’Ouest américain font partie d’un imaginaire visuel à circulation mondiale. Dans les années 1940, Max Ernst et Dorothea Tanning s’installent à Sedona ; elle peint parmi ses toiles les plus connues et il réalise son immense sculpture-totem Capricorne, érigée face au paysage. Les artistes surréalistes sont alors les précurseurs d’un exode mystique qui n’aura de cesse de transformer la petite ville en complexe touristico-spirituel. Petite sœur du Grand Canyon en terme d’attractivité, Sedona attire près de 3 millions de visiteur.euse.s par an.

L’exposition propose une déambulation entre des environnements immersifs et sensoriels qui évoquent la mythologie du paysage de l’Ouest américain, ainsi que la quête spirituelle des pèlerins de Sedona (les sculptures géologicoscifi de Cédric Esturillo, la série d’œuvres Thalassa II d’Adam Ulbert ou la vidéo performée de Julie Grosche). Des installations sonores, vidéo ou olfactives offrent une expérience du New Age et de ses contradictions : tant des espaces de détente (la fontaine Active Substances de Lou Masduraud et la performance TLCD de Carin Klonowski) et de développement personnel (le labyrinthe méditatif de MSHR) que leurs dérives consuméristes (les tutoriels de coaching spirituel de Jade Gordon et Megan Whitmarsh) et leurs transformations digitales (la vidéo Hoetep Blessing de Tabita Rezaire). Au centre de l’exposition, l’œuvre discrète de Shana Moulton fait fonction de mantra dans l’espace de la Villa. Point de départ et de retour de l’exposition, dépositaire d’un art à la fois drôle et critique, imbibé de spiritualité californienne et d’esthétique internet, elle fait office de figure tutélaire - Oh mother ! 

Cédric Esturillo, Hell and heaven