MOLY-SABATA / FONDATION ALBERT GLEIZES / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Résidence de Sarah Del Pino - Moly-Sabata

L'artiste est accueillie en résidence de septembre à octobre 2017

Structure : Moly-Sabata / Fondation Albert Gleizes

Site internet de Moly-Sabata
Site internet de Sarah Del Pino

L’artiste est accueillie en partenariat avec l’Esadse et la Ville de Saint-Etienne. Elle remporte le Prix Moly-Sabata 2017 / Résidence pour la ville de Saint-Etienne et bénéficie à ce titre d’une bourse de production de 3000€ dotée par la Ville de Saint-Étienne. Son exposition personnelle est présentée en novembre et décembre 2017 à La serre à Saint-Étienne.

Sarah del Pino est une artiste française, née en 1992. Basée à Lyon, elle est diplômée de l’Esadse en 2016. 

En peinture, la toile est pensée comme un filtre travaillant étroitement avec la lumière. Cette toile, faite de plastique transparent, réfléchit l’environnement visuel et le diffracte suivant la densité de la couche de peinture présente. Ces toiles de plastique peintes recouvrent des parallélépipèdes rectangles, en métal, qui suggèrent plusieurs espaces de regards. Le déplacement du spectateur autour de ces peintures en volumes créent des enchaînements d’images, comparables à ceux d’un film. Parfois imposantes par leur taille, elles se fondent dans l’espace ou, au contraire, provoquent une trouée dans le champ de vision. Ces réalisations renvoient à des ouvertures, à des fragments d’architecture ou de paysages urbains. Elles appuient l’artifice et prennent des apparences multiples. Elles proposent une version mutante de la peinture ancrée hic et nunc dans le présent.

Le travail de réalisation vidéo s’apparente à un terrain de chasse : le cadrage se fait piège à événements – événements parfois anticipés, parfois patiemment attendus. Les corps filmés sont comme des proies en mouvement que la caméra capture. Des rapports de forces s’établissent entre les sujets et l’espace les environnant. Par le filtre de la caméra, les paysages paraissent presque virtuels. La perception visuelle projette le spectateur dans une étrange "hyper-réalité".

Sarah del Pino, Espace / Interprète, 7′, vidéo hd, 2016