GALERIE LE 116ART / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Nadine Lahoz-Quilez, Si près du lointain

du 3 mai au 15 juin 2019

Vernissage : le 3 mai 2019 à partir de 18h

Horaires : du jeudi au samedi, de 15 h à 19 h, le 1er dimanche du mois de 15h à 18h et tous les jours sur rendez-vous.

Entrée libre et gratuite

Structure : Galerie Le 116Art

Site internet de la Galerie
Dossier sur Nadine Lahoz-Quilez

"Si l’on tire le fil de l’œuvre de Nadine Lahoz-Quilez, on déroule le corps comme on suivrait la ligne continue d’un dessin au trait.

L’artiste s’intéresse au corps pour se pencher sur les êtres. Ces membranes de l’entre-deux, fascias, peaux, sont autant de zones de transmission que l’on retrouve souvent déclinées dans l’œuvre de Nadine Lahoz-Quilez, dans des moulages translucides de bustes de femmes ou dans son tube de sisal noué, venant définir un territoire brut et ouvert à la découverte.

Des interfaces charnières filtrent en même temps les troubles du biologique et du sensible. Ces espaces de flottements sont à l’origine de la tension du dedans au-dehors qui façonne la dialectique entre le moi et les autres. Le corps se déplie et s’expose comme un patron ou une carte. Des coordonnées imaginaires y apparaissent venant déplacer perpétuellement la nature supposée des identités anatomiques.

La chevelure est un outil visuel et symbolique qui traverse beaucoup de ses œuvres. Elle est un apparat dans La belle et la bête, un trophée de chasse, une toison géante dont l’ambivalence exalte les sentiments contradictoires d’attraction et de répulsion. La chevelure protège et détruit. Cette force de l’enfermement inconscient, Nadine Lahoz-Quilez la questionne aussi en associant voile et chevelure (Dans l’obscurité de l’évitement), objet de désir et de destruction. Par opposition son travail sur les organes ou les os, les chevelures par extension les ruissellements de perles, renvoient à la liquidité des corps, à leur caractère insaisissable, non à leur matérialité. La beauté des matériaux utilisés dans l’ornement cherche à faire fusionner nature et culture."
Barbara Satre, historienne de l’art contemporain

© Nadine Lahoz-Quilez