LE CREUX DE L'ENFER / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // PUY-DE-DÔME

Mountaincutters, Anatomie d'un corps absent

du 21 juin au 22 septembre 2019

Vernissage : le 20 juin 2019 à 19h

Commissaire d'exposition : Sophie Auger-Grappin

Horaires : tous les jours sauf le mardi, de 14h à 18h

Entrée libre et gratuite

Structure : Le Creux de l'enfer

Site internet du Creux de l'enfer
Site internet de mountaincutters

À travers le prisme de leur pratique in situ de la sculpture, le duo d’artistes mountaincutters développe un nouveau cycle de travail ancré dans le Creux de l’enfer. Prenant le lieu de l’exposition comme le lit de l’installation et point de départ d’une expérience imprévisible, les artistes associent matières minérales et organiques prélevées dans la nature environnante qu’ils nouent dans une triple relation matière-corpsénergie.

Entité volontairement anonyme, moutaincutters puise ses sources dans le creuset des civilisations hybridant des éléments archéologiques géologiques et biologiques, ramassés ou disloqués, suspendus ou enracinés, qui se désagrègent, se déploient et s’élèvent dans l’espace, tels les témoins tangibles du passage d’un corps.

Anatomie d’un corps absent engage le corps et l’esprit dans un voyage intérieur que l’on arpente et traverse comme un paysage naturel et comme les indices d’une mémoire prélevée sur le lieu même de l’ancienne usine. A des espaces rasants convoquant l’image flottante et paisible du repos, celle qui ferait écho à une déambulation transposée dans le lit de la rivière, se succèdent des structures suspendues de lignes de forces verticales, lieu des transformations, du laboratoire de gestes, du corps redressé, debout, en plein agissement.

Pierres posées ou suspendues, structures et chariots métalliques sur roulettes, fil de cuivre, supports, assises, images et dessins cohabitent avec des volumes d’eau figés arrêtés dans leur course. Objets mis en tension, en équilibre, sur le point d’échouer, énergies canalisées, ralenties, matières contenues ou dispersées, les installations de mountaincutters prennent corps au revers des gestes, dans les espaces laissés vacants par le savoir et l’imaginaire. De ces situations dont le sens parfois nous échappe, mountaicutters suscite un ressenti profond du lieu et plus largement de son environnement.