LE CREUX DE L'ENFER / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // PUY-DE-DÔME

Marc Lathuillière, Fabrique nationale

du 11 octobre 2017 au 28 janvier 2018

Vernissage : le 10 octobre 2017

Commissaire d'exposition : Frédéric Bouglé

Horaires : tous les jours sauf le samedi, de 13h à 18h

Entrée libre et gratuite

Structure : Le Creux de l'enfer

Site internet du Creux de l'enfer
Site internet du Marc Lathuillière

Fabrique nationale s’inscrit dans le Tour de France de l’exposition Musée national sur plusieurs années. L’artiste est représenté par la galerie Binôme, Paris.

À l’origine tourné vers l’écriture, et reporter sur des terrains étrangers, Marc Lathuillière a entamé en 2004 un parcours d’artiste essentiellement appuyé sur la photographie. Influencé par sa formation en Sciences politiques, et par une approche anthropologue du réel, son principal projet, Musée national, est un vaste inventaire critique de la France et des Français. En treize ans, il a photographié plus de mille personnes à travers trente-cinq départements, dont un grand nombre dans le Puy-de-Dôme. Cette entreprise prend la forme d’une série de portraits contextuels dans lesquels les sujets, de l’artisan aux élites, portent tous un même masque. Le dispositif instaure un regard déstabilisant sur le lien des Français à leurs patrimoines et sur la construction de leur mémoire collective. En le figeant, le masque met en effet en doute tout le hors visage de la représentation : costume, mobilier, architecture, paysage, geste professionnel ou domestique. Il manifeste ainsi le mouvement de muséification à l’œuvre dans la société française, tout autant que le rôle de l’image dans le repli identitaire que ce processus induit.

C’est cette fabrique d’une identité ancrée dans un passé fantasmé qu’explore Fabrique nationale. Pour ce dispositif, Marc Lathuillière enrichit sa série d’un nouveau volet, portraits masqués consacrés aux métiers de l’industrie. Ce nouveau corpus a été produit début 2016 à Moly Sabata, Fondation Albert Gleizes, grâce à une invitation du Creux de l’enfer, permettant des prises de vue dans les bassins hautement industrialisés de la région Auvergne Rhône-Alpes : Thiers, Lyon, Vienne, Annonay, vallée du Rhône et du Gier. Ces portraits d’ouvriers, parfois de cadres et de dirigeants, ont été pris dans quinze entreprises de secteurs très variés : porcelaine (Revol), coutellerie (Deglon), cannes (Fayet), textile (Tiba, Teviloj), métallurgie (CMS), chimie (Trédi)...