L'ASSAUT DE LA MENUISERIE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // LOIRE

Florent Meng, Maybe a few minutes out of a million

du 10 novembre au 8 décembre 2018

Vernissage : le 9 novembre 2018 à 18h

Horaires : du mardi au vendredi, de 15h à 19h, et le samedi de 14h à 18h, et sur rendez-vous, fermé les jours fériés. 

Entrée libre et gratuite

Structure : L'Assaut de la menuiserie

Site internet de L'Assaut de la menuiserie
Site internet de Florent Meng
Site internet de Documents d'artistes Auvergne-Rhône-Alpes

Exposition organisée en collaboration avec Quynh Bui et avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Saint-Etienne, la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Cinémathèque de Saint-Etienne, Radio Dio, .CORP

Photographe de formation, Florent Meng recourt tant à la série photographique qu’au film, à la fiction qu’au documentaire pour explorer la façon dont le territoire peut agir sur les comportements des communautés et comment les attitudes, les coutumes, peuvent à leur tour forger l’identité d’un territoire et d’un peuple.

En 2015-2016, l’artiste a tourné son deuxième film le long du mur à la frontière américano-mexicaine. Ce film fut suivi d’une série photographique de treize images, Trails of Sasabe, qui questionne la disparition de ceux qui traversent le désert mexicain d’Altar : ceux qui ne sont jamais retrouvés, qui n’existent plus que par les estimations statistiques rédigées par les associations d’aide aux migrants. Avec cette série, Florent Meng a entrevu la possibilité de mettre en scène la complexité du rapport des corps aux zones frontalières.

Florent Meng entretient un rapport distancié au documentaire et raconte l’absorption des hommes par le paysage. Il cherche aussi à exprimer notre impossibilité à voir hors de tout terrain médiatique. Il y a chez ceux qui traversent à la fois la perte de tout autre désir que celui de traverser la frontière, et le désir concomitant de fusionner avec le désert, de disparaître aux yeux de ceux qui les cherchent. C’est une réalité mais elle reste déceptive au sens médiatique et informatif, puisqu'il s’agit de produire l’image d’une invisibilité. 

Les références de Florent Meng font autant appel à la science-fiction qu’à une expérience de terrain et, de manière plus générale, son travail fait référence à l’invisible et la lutte entretenue entre les hommes et cette invisibilité, qu’elle soit réelle ou le fruit d’une construction politique et sociale (mise au banc d’un système, non reconnaissance d’une identité, etc.).