LE MAGASIN DES HORIZONS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Entropie, j'écris ton nom

du 8 mars au 28 juillet 2019

Lida Abdul, Lara Almarcegui, Michel Blazy, Monica Bonvicini, Heidi Bucher, Elena Carillo Palacios, Alicja Karska & Aleksandra Went, Gordon Matta-Clark, Bie Michels, Dominika Skutnik, Adrien Tirtiaux.

Vernissage : le 7 mars 2019 à 18h30

Horaires : du mardi au vendredi, de 13h à 19h, et les samedi et dimanche, de 14h à 19h

Entrée payante : Prix libre

Structure : Le MAGASIN des horizons

Site internet du MAGASIN

Exposition organisée avec le soutien de la Galerie Art Concept (Paris), à la Galerie Giorgio Persano (Turin), au 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, au Frac Pays de la Loire, à la Fondation Profile (Varsovie)

Source d’inspiration, réservoir de formes, de matériaux comme de gestes, image mouvante d’un monde toujours en transformation, le chantier est un motif majeur investi par les artistes depuis le début du XXè siècle. Nombre d’entre eux ont entamé une réflexion sur la façon dont la monumentalité continue de hanter les pratiques de l’art et de l’architecture. Et c’est d’ailleurs cette interrogation qui relie les oeuvres choisies pour cette nouvelle exposition au MAGASIN des horizons.

L’idée d’entropie ou de désordre croissant traverse l’ensemble des vidéos et installations proposées aux visiteur·euse·s. Si nombres d’entre elles ont à voir avec un travail en cours sortes de « work in progress », c’est qu’il s’agit pour le MAGASIN des horizons d’une situation en cours. Cette exposition est en total résonance avec l’actualité du centre d’arts dont le bâtiment a entamé une réhabilitation expérimentale sous l’impulsion d’artistes invités.

Si les murs sont érigés pour se protéger du froid et des intempéries, pour autant ils limitent et cloisonnent les espaces et les communautés. Souvent ostentatoires, ils incarnent des enjeux de pouvoir et de mémoire. Ils sont métaphore du caché, du « non-dit ». Loin de toute neutralité, ils sont porteurs d’une symbolique sociale, politique, idéologique et sexuelle. Frontières physiques ou mentales, les murs posent la question de la limite et donc de la transgression. Limites à abattre ou du moins à débattre, à déconstruire, à déplacer, à transgresser, à pervertir ? Questionner l’architecture et l’espace, remettre en question les principes établis, faire tomber les murs des pratiques et des genres, repousser les limites de l’art, déconstruire et dématérialiser, tels sont les présupposés de chacune des démarches des artistes. De quoi déboussoler la trop longue tradition du marquage des territoires et des esprits.

© Lida Abdul, White House, 2005