LE CREUX DE L'ENFER / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // PUY-DE-DÔME

Claire Tabouret, Neptune

du 28 juin au 17 septembre 2017

Vernissage : le 27 juin 2017

Commissaire d'exposition : Frédéric Bouglé

Horaires : tous les jours sauf le mardi, de 13h à 18h

Entrée libre et gratuite

Structure : Le Creux de l'enfer

Site internet du Creux de l'enfer
Site internet de Claire Tabouret

Si les peintures de Claire Tabouret charment d’emblée, composition et traitement ordonnés, l’opaline lumière qui s’en dégage perle davantage mezzo-tinto sur la toile qu’elle ne s’élève soprano sur un ciel céruléen. Et si le propos égratigne volontiers "la rigidité des codes sociaux", c’est peut-être pour mieux se démarquer d’un ton extérieur qui de partout orchestre si bien. L’exposition aborde encore le thème de la déambulation humaine, voyage initiatique mais aussi échec de société. Le premier s’incarne par des femmes mythiques réelles ou supposées : les portraits de la série L’Errante (2013) rendent à la figure d’Isabelle Eberhadt la présence exigeante d’une jeune poète à la nature nomade rebelle, la palette et le geste retournant son individuation à multiples genres et facettes. Avec la série des tableaux La Traversée, Le Passeur, Le Radeau et Le Radeau Blanc, Claire Tabouret relève, dès 2011, les tragédies migratoires dont le cadre géopolitique ramène encore à l’eau et aux océans. Dans ce constat, on assimile autrement la suite mystérieuse (et numérotée) intitulée Maison inondée, toutes peintes la même année, comme un signe d’ancrage. Chacune flotte sur un miroir d’eau instable, dédoublant l’image en Soi ; un monde divisé entre réalité et reflet, entre haut et bas, entre une extériorité éclairée et le vertige de son intériorité.

L’exposition de Claire Tabouret impliquera les deux étages du bâtiment, avec une vingtaine de tableaux issus de collections particulières et de la galerie Bugada & Cargnel. Seront également présentées deux grandes peintures inédites peintes pour cette occasion. Dès le rez-de-chaussée, le ton du thème est donné, avec une installation vidéo datant de 2004 : Un matin à venir se compose d’une cabane en tissus dans laquelle est projeté un film super 8 transféré vidéo.

Claire Tabouret, Un matin à venir / A morning to come, 2004, Film super 8, transfert vidéo, Couleur, son, Durée : 6’03