LA BF15 / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Chloé Serre, Les conventions ordinaires

du 19 septembre au 17 novembre 2018

Vernissage : le 18 septembre de 18h à 21h

Commissaire d'exposition : Perrine Lacroix

Horaires : du mercredi au samedi, de 14h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : La BF15

Site internet de La BF15
Site internet de Chloé Serre

Exposition organisée autour de la Biennale de la danse et dans le cadre de 9PH Festival de photographie et d’image contemporaine, en partenariat avec Klein Découpe Service Menuiserie, Croizat Centre social Croix-Rousse, Pernon, la Maison des Associations de la Croix-Rousse, EXIT mag

Chloé Serre présente à La BF15 sa première exposition personnelle dans un centre d’art. À cette occasion, elle nous propose de faire actes et formes des conventions ordinaires qui régissent nos relations quotidiennes à l’environnement et à autrui.

Comment se présente-t-on aux autres, quels enjeux, quels rôles suscitons- nous quand nous entrons dans un espace social ? Comment articulons-nous nos déplacements, notre gestuelle en fonction d’autrui et de la situation ?

À travers des corpus de sculptures et leur mise en scène chorégraphique et photographique, deux nouvelles productions de Chloé Serre nous introduisent dans un espace d’attention à ces ballets invisibles qui organisent le corps social dans des rapports établis et impactent le corps individuel au quotidien.

Nourrie d’un parcours d’études en sciences sociales et en école d’art, mais également marquée par sa propre expérience de la surdité, Chloé Serre développe un travail à la fois sculptural et performatif mettant les corps en situations d’adaptation.

A partir des écrits du sociologue américain d’origine canadienne Erving Go man l’artiste crée ce qu’elle appelle des “scripts d’intentions”. Ils rejouent à La BF15, dans un environnement de sculptures préhensibles, des états d’interactions et de co-présences, dans lesquelles il est question d’attente, de positionnement et de communication. Ces scripts, destinés à être performés par des danseurs, génèrent des micro-scènes qui viennent réinterpréter nos rapports ordinaires. Les objets et les costumes réalisés par l’artiste sont à la fois praticables et sculpturaux. Marqueurs et outils, ils conditionnent ainsi des cadres et des règles de conduite qui viennent redéfinir le lieu d’exposition comme un espace scénique empreint de l’univers de Samuel Beckett et de Jacques Tati.

Si cette première proposition est le fruit d’une collaboration entre l’artiste, des danseuses et trois musiciens, la seconde, Syntaxe de nos habitudes, s’est elle construite au contact d’habitants séniors du quartier de la Croix-Rousse à Lyon. Avec eux, l’artiste a produit une série de sculptures qui donnent forme aux réflexions partagées sur le quotidien de chacune de ces personnes. À partir des récits individuels récoltés, un duo de sculptures est créé sur mesure pour chaque participant. Il en porte le prénom, comme une sorte de portrait sculptural que l’artiste saisit ensuite en photographie.
L’œuvre de Chloé Serre est-elle ainsi pleinement in-situ, à l’endroit du corps social qui modélise et du corps individuel qui interprète. L’un dans l’autre, ils se portent et se réinventent.

Sans titre, 2018, aluminium, corde, polystyrène, plastique